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| ENSEIGNANTS ET POSTIERS MAIN DANS LA MAIN
En Loir-et-Cher, leur mouvement commun s'est concrétisé par un rassemblement de 200 personnes devant la Préfecture à Blois mardi après-midi.
Pas de défilé, juste un rassemblement avec prises de parole. Une cinquantaine de postiers et 150 enseignants ont relayé leurs appels nationaux à manifester ce mardi en faisant cause commune au nom de la défense de deux services publics. "Certes, ce n'est pas une grève majoritaire, mais les conditions de travail n'ont jamais été aussi dures, commente Stéphane Ricordeau, le secrétaire départemental de la FSU, le principal syndicat enseignant, mais ce faible rassemblement ne reflète pas l'implication des collègues dans la grève puisque nous recensons entre 35 et 40% de grévistes". Dans la journée, l'Inspection académique relevait 23% de grévistes dans le premier degré et 16% dans le second degré. Au delà de cette habituelle querelle comptable, un constat s'impose : nous sommes bien loin des fortes mobilisations de l'hiver et du printemps dernier. Une situation qui s'explique par un certain découragement? "Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un manque d'envie ou de courage, justifie Stéphane Ricordeau, mais plutôt d'une surcharge de travail et d'une pression qui augmente dans des proportions considérables". Les conditions de travail font partie du lot de revendications, comme la réforme des lycées, la question de la revalorisation des salaires et la dénonciation des 16 000 suppressions de postes supplémentaires inscrites au budget 2010. Sur ce dernier point, les inquiétudes sont palpables. "J'ai une classe de trente élèves de CM2, explique Laëtitia Jeandeaud, professeur à l'école des Girards de Vineuil, et lorsque l'on dépasse 25 élèves, c'est très lourd à gérer, surtout si l'on veut traiter des difficultés individuelles et personnelles". Les postiers maintiennent la pression.
Les postiers grévistes se sont retrouvés vers 13h30 devant la Direction Courrier de la Poste rue Franciade à Blois. Après un crochet par le bureau de Blois Château, ils étaient une cinquantaine à venir grossir les maigres rangs de leurs collègues enseignants. Nicolas Terrien Mardi 24 novembre 2009 |