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Un exercice de la ''FARN'' à la centrale Saint-Laurent-des-Eaux

Afin de parer au pire du pire et du plus inimaginable possible, une Force d'action rapide du nucléaire a été créée et est opérationnelle depuis le 1er janvier 2016. Un exercice grandeur nature s'est déroulé à St-Laurent-des-Eaux mercredi 27 avril.

Conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011, le niveau de protection des centrales nucléaires françaises se trouve relevé, et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a dès les premiers jours après la catastrophe fait procéder à des audits des installations nucléaires en France en matière de risques inondations, séismes, pertes d’alimentations en eau et électricité, gestion opérationnelle des situations accidentelles. Une centaine d’hommes et de femmes de la FARN, sous la conduite opérationnelle du directeur de la centrale Jean-Claude Cervantes et du directeur de la FARN Pierre Eymond, ont fait face à une situation d’extrême urgence : rétablir l’alimentation en eau et air comprimée pour refroidir les réacteurs. C’est ce qui avait manqué à Fukushima, à cause d’un tsunami dévastateur qui avait inondé les installations de la centrale conduisant à la fusion des cœurs et d’explosions hydrogène.

Pierre Eymond, le directeur de la Force d'action rapide du nucléaire à Saint-Laurent -des-Eaux.D’importants moyens ont été déployés sur site, des barges pour le franchissement de la Loire, des camions tout terrains, des pompes à eau, des moyens de protection individuelle et de communication. Quatre colonnes d’interventions ont convergé vers St-Laurent, venant des centrales du Bugey (Ain), Paluel (Seine-Maritime), Dampierre (Loiret) et Civaux (Vienne). Les équipes de cette Force d’action rapide du nucléaire sont mobilisables 7 jours / 7, 24h/24 en moins d’une heure. 300 personnes composent au total cette FARN, et 20 exercices d’entraînement sont pratiqués en moyenne par an.

Par Frédéric Sabourin | Publié le 27/04/2016

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