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Une unité de contre-terrorisme installée à proximité de la centrale de Saint-Laurent

Auparavant réparti sur quatre cantonnements dans la région, le Peloton Spécialisé de Protection de Gendarmerie (PSPG) prend ses quartiers près du site nucléaire. La nouvelle caserne a été inaugurée mardi matin.

La mission du PSPG ? Assurer la protection et la sécurité de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. "Il s’agit de lutter contre d’éventuels actes de malveillance ou d’intrusion sur le site, explique le colonel Eric Chuberre, le commandant du groupement de gendarmerie de Loir-et-Cher, et le fait d’être installé sur place augmente considérablement notre capacité opérationnelle". Un avantage évident, au regard du renforcement de la protection des sites sensibles sur fond de menace terroriste.

Pourtant, cette menace aujourd’hui réelle était bien éloignée des préoccupations lorsque le projet a été lancé en 2008. "Il aura fallu huit ans pour faire aboutir ce dossier !" rappelle le maire de Saint-Laurent-Nouan. Et à Christian Lalleron de remémorer, souvent avec humour, les péripéties qui ont émaillé ce projet, ce qui n’empêche pas l’édile de se réjouir de l’installation de 38 nouvelles familles sur sa commune.

"C’est vrai qu’il s’agit d’un aboutissement pour la Communauté du Grand Chambord", poursuit son président, Gilles Clément. "La maîtrise d’ouvrage de ce projet de 6,5 M€ a été assurée par l’intercommunalité avec 20% de subventions d’Etat". L’Etat qui assurera le remboursement de l’emprunt contracté par le versement du loyer des 631 m2 de bureaux et de 3 641 m2 de logements qu’occupe désormais le PSPG, à quelques centaines de mètres de sa zone d’intervention.

Par Nicolas Terrien | Publié le 20/09/2016

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