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Migrants : le préfet réquisitionne 15 logements sur Blois

Le Loir-et-Cher doit ouvrir 60 places d'accueil supplémentaires pour recevoir des personnes actuellement regroupées à Calais. Le bailleur social TDLH prend acte de la décision préfectorale.

Un arrêté de réquisition a été pris par le préfet de Loir-et-Cher mardi, "compte tenu de la nécessité urgente de démanteler la lande de Calais", précisent les services de l’Etat dans un communiqué. Approché en septembre, le bailleur social Terre de Loire Habitat  avait émis un avis défavorable pour la mise à disposition de ces 15 logements dans son parc locatif de la rue de Signeulx. A l’issue de la concertation, "aucune solution n’a pu être identifiée, ni en particulier la location de gré à gré de ces appartements", indique la préfecture pour justifier sa décision.

Pour l’Etat, l’enjeu était de trouver un lieu d’hébergement de 60 places sur un même site en centre-ville, "pour favoriser un accompagnement efficient de ces personnes au plus près des lieux d’implantations des services de l’Etat et des capacités d’action sociale". La plupart de ces appartements étaient occupés par les familles des gendarmes du Peloton Spécialisé de Protection de Gendarmerie (PSPG) relocalisé depuis cet été à Saint-Laurent-Nouan. L’Etat financera l’occupation de ces logements dans les conditions du marché locatif.

Terres de Loire Habitat et son président  Claude Denis prennent acte de cette réquisition décidée par le préfet (réaction audio ci-dessous). Le président de TDLH émet des réserves sur l’acceptation de cet accueil par les locataires voisins de ces appartements vacants. "Nous sommes réquisitionnés, maintenant, ce n’est plus ma responsabilité", conclut Claude Denis. Autrement dit, ce voisinage inquiète, alors qu’aucun trouble n’a été relevé depuis l’ouverture du Centre d’Accueil et d’Orientation à Blois il y a un an.  Rappelons enfin que cette opération de répartition sur le territoire des migrants qui ont fui des zones de guerre résulte aussi d’un principe de solidarité face à des situations de grande détresse.

Par Nicolas Terrien | Publié le 13/10/2016

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