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Un café débat avec la lanceuse d'alerte d'UBS

Stéphanie Gibaud était à Blois samedi, à l'invitation des militants de "Debout La France", le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan. C'est elle qui en 2008 avait dévoilé le système d'évasion fiscale mis en place par la banque suisse UBS.

"Je suis une survivante", explique Stéphanie Gibaud devant un parterre de militants de DLF 41. Près de dix ans après ses révélations mettant en cause UBS, elle témoigne de ce combat difficile de lanceuse d’alerte dans un livre, "La femme qui en savait décidément trop" (éd Cherche-Midi). La banque suisse a intenté un nouveau procès pour diffamation à son ancienne salariée, et le jugement en appel doit être prononcé le 9 mars prochain par le Tribunal correctionnel de Paris.

En attendant, Stéphanie Gibaud poursuit son combat pour dénoncer les dérives politico-financières. "M. Cahuzac qui prônait la lutte contre la fraude fiscale avait lui-même ses comptes chez UBS", rappelle l’ex-salariée de la banque. "Je suis tombée dans cette affaire tentaculaire en 2008, et depuis, c’est la lutte de David contre Goliath". Si ses révélations ont permis à l’Etat français d’identifier de nombreux évadés fiscaux, Stéphanie Gibaud, elle, se sent lâchée...

"Une violence inouïe s’est abattue sur moi, j’ai eu très peur. Le monde de l’entreprise m’a tourné le dos après mon licenciement, et des ennuis de santé sont apparus avec l’épuisement". Aujourd’hui, Stéphanie Gibaud milite pour un statut de protection des lanceurs d’alerte et espère beaucoup de la loi Sapin 2 qui prévoit des dispositifs dans ce sens. Depuis, l’ex-salariée d’UBS aura trouvé un soutien politique auprès de Nicolas Dupont-Aignan. "C’est le seul qui m’a aidé", explique-t-elle, justifiant pas là même sa décision de présider le comité de soutien du candidat de Debout la France à la présidentielle.

Par Nicolas Terrien | Publié le 20/02/2017

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