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Loading Séance d'entrainement au stade St-Georges à Blois pour les joueuses françaises.
LES FRANÇAISES S'ACCLIMATENT À BLOIS
A quelques jours du deuxième match du Tournoi des Six Nations 2010, les joueuses de l'équipe de France de rugby ont pris leurs quartiers à Blois.

Arrivée mardi, l’équipe de France de rugby féminin multiplie les rendez-vous, sans pour autant négliger sa préparation. Conférence mardi, visite du château de Blois mercredi, rencontres avec la municipalité blésoise et le conseil général jeudi, le programme est chargé.

Mais les joueuses de Christian Galonnier ont vite retrouvé le chemin du stade St-Georges pour s’entrainer. Une préparation assez difficile à cause du froid et de la neige qui font leur retour sur le Loir-et-Cher.

Malgré ce temps, quelques curieux ont fait le déplacement pour assister à l’entrainement, avoir un aperçu du rugby féminin et, pourquoi pas, croiser les joueuses.

Avant de plonger au cœur de cette rencontre, découvrez l’une des joueuses du XV de France : Amandine VAUPRE. A 27 ans, Amandine Vaupré en est à sa 5e année de rugby. Elle joue en club au sein de l’Ovalie Caennaise. Son poste : troisième ligne aile. Retour sur son parcours et ce match France-Irlande.

Amandine Vaupré, internationale française de rugbyComment avez-vous découvert le rugby féminin ?
Nous sommes pas mal de filles à être venues au rugby par la fac. On pratiquait dans notre cursus universitaire (STAPS), au fur et à mesure on a pratiqué en FNSU [NDLR : championnat de France universitaire]. Nous sommes allées faire quelques entrainements au club, ça nous a plu et maintenant on a signé. C’est comme cela qu’une partie des filles de Caen sont venues jouer au rugby.

Une découverte relativement récente, mais pas une histoire de famille comme on peut le voir fréquemment dans le monde du rugby…
Pas du tout en effet ! Je faisais du judo à la base. J’étais arrivée au bout de ce que je pouvais faire. J’étais au haut niveau aussi. Je voulais faire un sport collectif, et celui qui ressemblait le plus à un sport de combat c’était le rugby. Donc je me suis plongée dedans.

Le rugby est considéré comme un sport masculin. Pour vous, cela a-t-il  été un frein au départ ?
Venant d’un sport de combat, ça ne m’a pas gêné. J’étais habituée à cette rigueur. Et c’est vrai que le rugby féminin n’est pas du tout basé sur les mêmes points que le rugby masculin. Eux sont plus dans l’affrontement, le défi physique alors que, pour nous, il s'agit plus d'un jeu d’évitements et de passes.

Qu’est ce qui vous  plait dans votre poste de troisième ligne aile ?
Troisième ligne, surtout troisième ligne aile, on appelle ça les "chasseurs." Ce sont des gros plaqueurs. C’est ce que j’ai aimé dans ce poste. Ce ne sont pas forcément des gens qui utilisent beaucoup le ballon, mais ce sont des joueurs qui sont là en défense, des pièces maitresses.

L’absence de statut de joueuse professionnelle est une difficulté. Comment gérez-vous votre emploi du temps ?
Nous sommes trois au sein de l’équipe de France à avoir intégré la Marine Nationale cette année.  Nous travaillons 20 heures et le reste du temps nous pouvons nous entrainer. Avec Sandra Rabier [NDLR : capitaine de l’équipe de France, également joueuse de l’Ovalie Caennaise], on travaille de 8h à 12h le matin, et l’après midi tout nous est ouvert pour qu’on puisse s’entrainer et vaquer à nos occupations personnelles. C’est un plus pour qu’on puisse récupérer, et pour pouvoir s’entrainer davantage.

Vous n’aviez pas cet emploi du temps, ce rythme auparavant ?
Avant je travaillais comme tout le monde, 35 heures voire plus. Dans ce cas-là, ce que l’on supprime, c’est la récupération. On s’entraine tous les jours, et à l’inverse des garçons qui ont des plages de récupération très importantes, nous en avions peu. Par exemple quand on part en déplacement le samedi, on rentre le lundi vers 3 ou 4h du matin… et il y a des filles qui sont au travail à 8h. Donc,la récupération, elle est oubliée.

Le tournoi des six nations a débuté. Vous avez disputé votre première rencontre face à l’Ecosse, un match difficile (défaite 10-8)...
On tenait à commencer le tournoi correctement, parce que l’an dernier, le premier match, nous l’avions perdu de peu (7-5 contre l’Irlande). Aux vues de la tournée d’automne, et les très bons matches faits par les filles, on voulait vraiment enfoncer le clou et montrer qu’on avait eu des acquis. Là on a été prises à froid. Ce n’est pas la douche écossaise, mais presque. Elles marquent dans les arrêts de jeu. Donc on ne démarre pas forcément de la meilleure façon, mais on va avoir à cœur de relever le défi. Ce n’est pas fini.

Qu’est ce qui vous attend contre l’Irlande ?
C’est une équipe britannique ; on sait que les britanniques sont très physiques, avec des gabarits assez imposants. Mais je pense qu’on a un système de jeu qui devrait pouvoir les contrer. Si on le met vraiment en place, on peut gagner, j’en suis convaincue.

Comment  préparez-vous ce match ? Comment se déroulent les entrainements ?
On a beaucoup travaillé la défense, l’organisation, parce que c’est peut-être quelque chose qui nous a fait défaut sur le premier match. Les conditions ne sont pas forcément évidentes parce qu’il fait vraiment très froid, le terrain est gelé, donc on est un peu au ralenti, les appuis ne sont pas faciles, mais tout se passe bien.

Propos recueillis par Audrey Hudebine
10 février 2010

Rendez-vous vendredi 12 février à 19h au stade des Allées de Blois
 

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