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| PREMIÈRE PARTIE DE SAISON MAUSSADE DANS LE BLAISOIS
Le Val de Loire ne fait pas exception : La baisse de fréquentation atteint 15% en juillet avec une clientèle étrangère en très forte diminution et des nationaux prudents en terme de dépense.
Au regard de leurs bilans de juillet, les professionnels du tourisme font grise mine. Météo capricieuse, affluence aléatoire, baisse du pouvoir d'achat, crise mondiale : la région de Blois paye elle aussi son tribut aux difficultés ambiantes. "On constate 15% de baisse de fréquentation par rapport à l'année dernière avec une diminution encore plus marquée pour les étrangers", confirme David Hameau, le directeur de l'Office de tourisme de Blois/Pays de Chambord. "Il y a cette année une forte tendance à la consommation de proximité qui est principalement liée au coût des transports", poursuit-il. Chacun reste dans ses frontières, et peu s'aventurent hors de ces dernières. Pendant que les Italiens redécouvrent Venise et que les Allemands batifolent dans la Mer du Nord, les vacanciers hexagonaux misent sur des destinations proches et, autant que possible, à moindre coût. "La fréquentation des nationaux est relativement stable, mais la consommation est en net recul". Une série de phénomène que ne manquent pas de commenter les professionnels. "La première partie de la saison a été difficile, surtout la première quinzaine de juillet", indique Daniel Girard, le directeur de l'hôtel Ibis de Blois. "On a senti un frémissement après le 14 juillet, même si la fréquentation étrangère nous fait défaut". Le constat de l'hôtelier semble partagé par ses confrères de la place de Blois. "Pour l'anecdote, nous avons eu une journée sans passage fin juillet", confie Daniel Girard. Du côté des restaurateurs, le constat est identique, mais son échelonnement dans le temps semble différer. "Nous avons bien travaillé les quinze premiers jours de juillet et nous avons ensuite connu un creux de fréquentation", confie Franck Daubignard, le directeur du restaurant L'Embarcadère à Blois. Le restaurateur évoque les conditions météo qui ont pu jouer en sa défaveur. "Il y a eu une reprise lors des cinq derniers jours de juillet avec une importante clientèle locale au détriment de la clientèle étrangère". Pour le mois d'août, l'optimisme est affiché, "même si je ne pense pas qu'il y ait plus de touristes étrangers", indique Franck Daubignard. "Je reste confiant, car notre région conserve son attrait touristique", pronostique pour sa part Daniel Girard. Le constat est unanime en ce qui concerne les modes de consommation des touristes : plus de marchandage, des demandes de réduction ou de remise plus appuyées pour des prestations limitées. Les touristes restent prudents et resserrent incontestablement leur budget. Nicolas Terrien Mardi 4 Août 2009 |