Dans le cadre de la Semaine Bleue, le Salon du " bien vivre sa retraite entre Beauce et Gâtine " se tenait mercredi à Oucques.
Cette première édition, initiée par le Conseil général de Loir-et-Cher et le CLIC Escal’âge, avait pour thème la solitude.
Club de gymnastique douce, maison de retraite, aide à domicile ou encore sécurité sociale : le salon avait pour but de réunir tous les acteurs du troisième âge.
"Dans un secteur rural comme le nôtre, à faible densité de population, les personnes âgées se sentent particulièrement isolées", note André Boissonnet, vice-président du Conseil Général et maire d’Oucques. "L'objectif est de rompre cet isolement et de créer un lien avec les structures associatives et institutionnelles."
"J'avais des questions en ce qui concerne la Sécurité sociale, ou l'ADMR. J'ai trouvé tous les renseignements dont j'avais besoin !"confirme Léone Chauvin, ravie. Agée de 82 ans, c'est le hasard qui l'a fait venir ici. Ou plutôt sa voisine, qui l'emmène chaque mercredi faire quelques courses à Oucques, et qui lui a proposé d'aller visiter le Salon. "Moi mon problème, c'est le déplacement", raconte Léonie. "Sans ma voisine, je serais coincée !"
La problématique du transport et du voisinage, des thèmes qui ressortent clairement parmi les questionnements des personnes âgées.
A l’entrée du salon, Bruno Giolland, assistant social au sein de l’ADMR, a imaginé un mur d’expression sur le thème de la solitude, que chacun perçoit différemment. "Pour certains, cela va être ne plus entendre, d'autres ne plus conduire, ou pour d'autres la perte de relation avec leurs voisins" analyse Bruno Giolland. "Mais ce qui ressort, ce sont vraiment les questionnements par rapport aau transport et aux relations de voisinage, ce qui fait ressortir l'importance de ces relations en milieu rural."
Des observations que l'assistant social souhaiterait faire remonter aux élus locaux, afin de réfléchir, pourquoi pas, à de nouveaux services pour le troisième âge.
En attendant, après cette première édition, d’autres salons du même type pourraient être mis en œuvre sur le territoire du canton, voire du département.
Michèle Colombel
21 octobre 2009