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Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
Loading Le maire Didier Pigoreau porte un projet de lotissement de 113 lots pour sa commune.
LE PROJET DE LOTISSEMENT DE SAINT-LUBIN RETOQUÉ !
Après de vifs débats, la délibération concernant le programme d'habitat de Saint-Lubin en Vergonnois a été retirée lors du conseil d'Agglopolys. Le projet sera retravaillé

Démesuré, déraisonnable, mal réfléchi : pluie de critiques, jeudi soir, sur le projet de Didier Pigoreau. le maire de Saint-Lubin qui prévoit de lancer un programme d’aménagement comprenant 113 lots sur une surface de dix hectares, le tout sur une durée d’environ dix ans.
La concession d'aménagement a été fixée à Grand Blois Développement, qui, pour financer le projet, sollicite une garantie d'emprunt auprès de la communauté de communes.

En bref, un projet bien ficelé, et qui a bien failli passer comme une lettre à la poste. Mais voilà qu'une voix s'élève, dans un conseil jusqu'à alors très silencieux. "Il y a combien d'habitants, déjà, à Saint-Lubin?" demande François Thiollet, élu blésois.
A peine la réponse donnée -ils sont 750- et voilà la salle qui s'emballe. "Je pense que c'est un projet démesuré" estime Marc Gricourt, maire de Blois, selon qui "il faut penser à la problématique de l'école et à celle des transports en commun, et ne pas oublier la volonté française et européenne de recentrer l'habitat dans la ville-centre."

Cadeau empoisonné

"C'est un peu loin du noyau central", approuve Christophe Degruelle, président d'Agglopolys. "Mais a-t-on le droit pour autant d'empêcher un projet de se développer?"
Pour Bernard Valette, élu blésois et vice-président d'Agglopolys, la réponse est claire : "j'ai l'impression que si je votais ce projet, je ferais un cadeau empoisonné à Didier Pigoreau ! Il ne se rend pas compte des difficultés inhérentes à ce projet."
En cause également, la taille des parcelles, jugées trop petites pour une zone rurale. "J'ai toujours émis des réserves à ce sujet", confie Daniel Herpin, élu vergonnois, alors que Pierre Lescure, maire des Montils et vice-président d'Agglopolys, se dit "choqué" par la taille des parcelles. "On ne peut pas comparer Vineuil à Saint-Lubin !" s'exclame-t-il.

La parole est maintenant à la défense. Une défense bien embarrassée face cette volée de bois vert un peu inattendue, à laquelle Didier Pigoreau ne peut que répondre que son projet "n'a pas été monté sur un coup de tête. On y travaille depuis 2006." Quand à l'école, pas de problème : "nous avons réservé un terrain, juste derrière l'école actuelle, afin de pouvoir l'agrandir."
"Ce terrain est très bien orienté, et nous travaillons dans une démarche de haute qualité environnementale"
, poursuit le maire de Saint-Lubin, argumentant que "le projet se fera par étapes, sur une période d'au moins dix ans."
Et de conclure sa démonstration par une mise en garde : "si le propriétaire de la parcelle récupère son terrain, il pourra lancer son propre projet de lotissement. Et cette fois-ci, ni la commune ni l'agglomération n'auront la maîtrise de son développement !"

Finalement, Christophe Degruelle a choisi de retirer la délibération. Le vote sur la garantie d’emprunt, nécessaire au lancement du projet, a été reporté sine die. Le projet, lui, sera retravaillé, et peut-être alors adopté.

Michèle Colombel
05 février 2010

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