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L'Université François Rabelais de Blois sera le théâtre, samedi prochain (14 février, de 9H à 17H) des Etats Généraux de la Culture, organisés par la Ville de Blois et Agglopolys. Cette manifestation a pour but "de définir une nouvelle ambition pour l'action culturelle à Blois et dans l'agglomération." Vaste programme pour une journée organisée "en tandem" par le maire de Blois, Marc Gricourt, et son adjoint à la culture, Christophe Degruelle, ce dernier étant également président d'Agglopolys, la communauté d'agglomération de Blois, dont les compétences en matière culturelle sont de plus en plus importantes ! Cette initiative ne révèle-t-elle pas au passage que la mutualisation des actions, à défaut de celle des moyens, n'est finalement pas qu'un mythe au sein de l'agglomération blésoise ?
On va donc parler culture, samedi, pour tenter de répondre à quelques questions essentielles comme "la culture est-elle toujours réservée à une élite ?" ; "l'action culturelle peut-elle mieux servir le développement de Blois et de son agglomération ?" ; "quelle place pour la création artisitique à Blois ?" ; "éducation et culture : qui fait quoi ?" ; "comment renouveler notre offre culturelle et artistique autour des patrimoines ?" ; "fête et culture !"
Les professionnels de la culture, artistes, bénévoles, amateurs, grand public, tous ceux qui gagnent leur vie et ceux qui ne la gagnent pas, sont invités à participer à cette journée de réflexion et d'échanges où toutes les idées seront débattues ! L'initiative est intéressante même si certains pourront s'interroger sur l'opportunité d'organiser une telle réunion ! En ces temps de crise économique, financière et sociale, sans doute s'attendait-on en effet à des "Etats généraux de l'économie et de l'emploi" autour de questions, non moins essentielles, que "quelle politique de l'emploi à l'échelle de l'agglomération ?" ; "comment accompagner le sauvetage de l'industrie automobile ?" ; "quel développement économique au sein d'Agglopolys ?" ; "imaginez un monde sans taxe professionnelle ?" ; "quelles relations entre les collectivités et l'entreprise ?" ... ou, pourquoi pas, "fête et entreprise !"
A chacun ses priorités, et ses urgences ! Après tout, pendant la crise, la vie continue et les élus de la ville de Blois et de l'Agglomération sont tout à fait fondés à ouvrir une large réflexion sur le développement et le rayonnement culturels de la cité. Ils ont le droit d'estimer qu'il est temps de rouvrir le chantier de la culture, certains -mais on ne le souhaite pas- étant peut être restés bloqués au mois de mars 2001, lorsqu'un large collectif d'associations et de structures culturelles blésoises adressa à notre rédaction un communiqué alarmiste -dont nous sommes inséparables- pour prévenir des risques majeurs d'un changement politique pour le monde culturel blésois.
Le tremblement de terre ne se produisit pas et chacun appréciera sans doute que, par la grâce et l'intelligence de personnalités aujourd'hui alliées, telles Marie-Hélène Millet ou Christophe Degruelle, la vie culturelle poursuivit son cours en permettant à chacun de rester "tous sur le pont" pour favoriser le rayonnement de la Ville de Blois.
© 2011