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A l'occasion du premier anniversaire de la victoire de Marc Gricourt à la Mairie de Blois, la radio a proposé une série d'entretiens consacrés à cette première année de mandat. Les quatre têtes d'affiche du printemps 2008 : Nicolas Perruchot, Jean-François Mortelette, Christophe Degruelle et Marc Gricourt (dans l'ordre de passage en studio), ont ainsi été invités à commenter l'action de la nouvelle Municipalité de Blois, mais aussi celle de la nouvelle Agglomération, puisqu'il est difficile aujourd'hui de dissocier l'une de l'autre.
Il aurait aussi été intéressant d'organiser un grand débat entre les quatre protagonistes de la municipale 2009. La formule aurait eu du succès et Marc Gricourt nous a d'ailleurs confié qu'il était prêt à cet échange avec son prédécesseur. Nous retenons l'idée et l'invitation sera lancée pour la deuxième bougie de la mandature Gricourt, ou même avant si les duellistes sont prêts à prolonger cette joute, par micros interposés. Cet exercice, très prisé des auditeurs, sera d'autant plus intéressant que la bande des quatre a d'ores et déjà pris date pour les futures élections, particulièrement la municipale de 2014.
Nous n'allons pas résumer ici la teneur des interventions radiophoniques (disponibles à l'écoute sur le podcast de plusfm.com) mais tenter de qualifier, en quelques mots, la politique attitude des mousquetaires locaux bien éloignés du "un pour tous, tous pour un."
Nicolas Perruchot : agressif. Impression unanimement partagée. On connaît, et on apprécie, le langage direct, sans langue de bois, du député qui a le sens de la formule. Mais l'ancien maire de Blois est apparu très remonté pour dénoncer "le muselage de l'opposition", "la casse de l'école privée", "les choix idéologiques", "la ville qui sombre dans l'insécurité", "la complaisance de la presse locale", "les liaisons (dangereuses ?) entre Christophe Degruelle et le groupe de travaux publics SPIE"... sans oublier de sombres pronostics sur "un palais des sports qui ne sortira pas" ou sur la sortie de route annoncée du tandem Gricourt-Degruelle en se demandant, crûment, "qui va bouffer l'autre ?"
Le député apparaît en revanche plus détendu pour évoquer son travail de parlementaire, à l'Assemblée Nationale ou dans les communes de sa circonscription ; ou pour faire allusion à ses rencontres qui seraient régulières, sinon fréquentes, avec Nicolas Sarkozy.
Jean-François Mortelette : mesuré. La figure de proue du Modem local aime toujours Blois "de toutes ses forces." Il garde un excellent souvenir de la campagne municipale 2008 et prend date pour 2014 (à coup sûr aussi pour 2012). J.F Mortelette se montre critique à l'égard du maire Marc Gricourt et son "catalogue de promesses non tenues." L'avocat ne plaide pas en faveur de "son (ancien) ami" dont les intentions restent inabouties, avec par exemple une politique de proximité qui serait "un copier coller de ce qui existait auparavant", ou "un PRU qui tarde à révéler son volet humain." J.F Mortelette se montre en revanche beaucoup plus indulgent à l'égard du Président d'Agglopolys Christophe Degruelle à qui il adresse un véritable "satisfecit", jugement sans doute influencé par la bonne entente entre C. Degruelle et J.Gourault.
J.F Mortelette rappelle aussi à qui veut l'entendre, qu'il ne vit pas de la politique, que ça n'est pas son métier. Et s'il vise aujourd'hui un destin national, c'est plus au sein de la Conférence Nationale des Bâtonniers, une mission qui le passionne et pour laquelle il est absolument intarissable.
Christophe Degruelle : heureux. Les attaques et les insinuations de N. Perruchot ne l'ont pas déstabilisé. "La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" déclare C. Degruelle qui tourne en dérision les déclarations d'un concurrent qui "lit trop de romans d'espionnage." Plus sérieusement, le Président de l'Agglomération met en avant son travail, et ceux qui le traitaient de brillant dilettante en seront pour leurs frais. Il ne manque pas d'associer son équipe, ses vice-présidents à la réussite de cette majorité de projets, préférant visiblement évoquer la qualité des relations nouées avec le monde de l'Entreprise, que la santé d'un parti socialiste "en convalescence". Heureux... et rassembleur !
Marc Gricourt : tranquille. Il n'a pas l'éternité devant lui mais au moins un mandat au terme duquel, et seulement à ce moment là, il acceptera d'être jugé. Qu'importent les impatiences, Marc Gricourt trace son chemin, à son rythme. Dialogue, écoute, concertation sont les mots-clé d'un homme dont personne n'a dit, durant cette semaine, qu'il n'avait pas l'étoffe d'un maire. Aux critiques, il répond par des actes qu'il assume pleinement, absolument certain que la fidélité à ses convictions de gauche lui évitera de s'égarer.
Un an après, le maire parait serein, même si, dans cette future (pseudo ?) rivalité que lui prêtent certains face à C. Degruelle, il devrait méditer cette métaphore sportive "un partout, la balle... au centre."
© 2011
En ce qui concerne la futur élection municipale de 2014 ou législative de 2012, je pense que le débat ne se passera pas seulement entre Mr Gricourt (PS), Mr Mortelette (Modem) et Mr Perruchot (NC). Ce serai négliger les autres candidats et anti-démocratique de votre part.
Etant responsable de la circonscription de Blois pour le MPF41 depuis début 2009, je compte bien prendre ma place dans ce débat et me faire connaitre d'ici là.
Joris Lepage
responsable MPF Blois
libertas41@hotmail.fr