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Visiblement requinqué par la performance de la majorité présidentielle aux élections européennes, Nicolas Perruchot est apparu très en verve, ce lundi matin, pour commenter l'actualité nationale et locale. Une intervention qui peut se résumer en un constat ; une annonce ; et trois flèches décochées à ses successeurs à la ville et à l'agglomération blésoise.
Le constat, en premier lieu, c'est le verdict des urnes lors des dernières élections européennes. Pour N. Perruchot, " la stratégie d'union de la Majorité Présidentielle a été la bonne. L'antisarkozysme a lassé l'opinion et les deux principaux opposants, Martine Aubry et François Bayrou, ont essuyé un sérieux revers". A l'inverse, le député Nouveau Centre souligne "le score incroyable des verts" et prédit d'ores et déjà un appétit très aiguisé des amis de Daniel Cohn Bendit lors des régionales de l'an prochain.
Les régionales précisément, Nicolas Perruchot s'y intéresse fortement. Voici l'annonce : "Je suis disponible pour aider la majorité présidentielle à reconquérir la région Centre et l'on décidera dans les semaines à venir quelle peut être ma place dans ce dispositif". Voilà qui ressemble fort à un acte de candidature qui manifeste en tout cas l'intention de la majorité présidentielle de jeter toutes ses forces dans la bataille des régionales.
Du coup la tension risque de monter d'un cran et, sans préjuger des visées politiques de ses concurrents -Degruelle aux régionales et/ou aux législatives ? Gricourt aux sénatoriales ?, l'ancien maire de Blois aborde les dossiers locaux et, comme à son habitude, n'y va pas par quatre chemins. Voici les trois flèches. A ses yeux, la nouvelle municipalité ne propose rien de nouveau et se contente de poursuivre des actions déjà prévues ou engagées, comme en témoignent par exemple les travaux en cours place Ave Maria. Sur le PRU, N. Perruchot déplore que Marc Gricourt ne porte pas lui-même le portage politique de ce dossier. Il n'a pas observé la révolution annoncée par la nouvelle municipalité : "le PRU continue mollement et la ville de Blois perd son crédit -et ses crédits ?- sur ce dossier là".
Mais quid alors des grands chantiers à venir dans l'agglomération blésoise -centre nautique ; palais des sports- ? L'opportunité de ces réalisations n'est pas en cause mais N. Perruchot "exprime un doute sur la capacité financière de la ville à tenir ses engagements alors que les subventions n'arrivent que très lentement et que la masse salariale explose + 14 %. La Ville devra choisir : ou elle continue d'embaucher des amis partisans, ou elle finance ses projets. Sinon, Marc Gricourt n'aura pas d'autre choix que d'augmenter les impôts".
A propos d'amis justement, N. Perruchot cite un nom, celui de Louis Buteau. Selon les rumeurs, les bruits, le Vice-président d'Agglopolys, Président de la Maison de l'emploi du blaisois et Président de Grand Blois Développement voudrait devenir Directeur de la SEM Grand Blois Développement, ce qui veut dire qu'il serait rémunéré en qualité de PDG de la structure. "J'envoie un message amical à C. Degruelle et M. Gricourt, prévient N. Perruchot, si ça se passe comme cela, ça va très mal se terminer. Louis Buteau n'a pas été élu pour occuper un poste rémunéré dans une SEM. Il est là pour servir et non pas se servir. Cette nouvelle est choquante. La collectivité "n'est pas une vache à lait".
Voilà donc la dernière offensive de l'ancien maire de Blois. On passera sur ses critiques d'un festival Tous sur le Pont "qui est redescendu de trois crans" ou sur "les positions très étranges" du maire adjoint chargé des sports, Bernard Mériel. A l'évidence, Nicolas Perruchot est de retour. Signe qui ne trompe pas, avoue-t-il, "son téléphone sonne un peu plus qu'avant".
© 2011
Il s'érige maintenant en donneur de leçons en distilant de fausses informations (l'augmentation de personnel de 14% concerne l'agglo et non la ville-Louis BUTEAU a réagi à ses mensonges insidieux sur la SEM).
En tant que député il ne défend pas les intérêts de la ville de Blois par esprit partisan.Il ne fait rien pour obtenir une aide de l'état pour le complexe nautique.
Son sens du mépris de ceux qui ne pensent pas comme lui contiue de le desservir,il n'a toujoutrs pas tiré les leçons de son cinglant échec des Municipales...tant pius pour lui!
bonne lecture
lucien