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Le projet de centre nautique "aqualudique" de l'agglomération blésoise paraît décidément maudit ! On en parle depuis une bonne quinzaine d'années mais des avatars économico-judiciaro-politiciens viennent sans arrêt en plomber la réalisation. Dernier rebondissement en date, la décision du Conseil Général de Loir et Cher de fixer sa participation à 1 million d'€, quand Agglopolys, la communauté d'Agglomération du Blésois, en attendait 3,5 ! Cela fait, convenons en, un sacré trou dans le budget prévisionnel et déclenche une polémique que nous n'alimenterons pas davantage ici dans la mesure où les commentaires des différents acteurs ont été déjà largement relayés sur ce site et sur les ondes de la radio.
Nul ne sait plus quand les enfants du blésois, et parmi eux les collègiens chers à Maurice Leroy, pourront enfin nager dans le bonheur. Cette question tracasse sans doute beaucoup les élus dans la mesure ou cette piscine-patinoire/centre aquatique/centre aqualudique (rayer les mentions inutiles) est au coeur des promesses électorales "quin'engagentqueceuxquiycroient" depuis la fin du XXème siècle, et que, pour l'instant, ni Lang, Ni Perruchot, ni Gricourt, Ni Degruelle, ni Gourault, sans oublier tous ceux qui ont sué sur ce projet, n'ont pu tenir cet engagement ! Le pourront-ils davantage demain ?
"Le Loir et Cher est entré complétement dans la crise" ! C'est par ces mots que Maurice Leroy, peut être pour préparer son monde à des lendemains plus rigoureux, a ouvert la dernière session du Conseil Général. Ca n'est évidemment pas un scoop. Au quotidien, les entreprises du Loir et Cher vivent et subissent cette crise lourde de menaces pour leur pérennité et pour l'emploi de leurs salariés. Cette mauvaise passe économique aura de sévères répercussions sur les finances des collectivités locales. Ici ce sont les droits de mutation qui baissent, là ce sont les recettes de taxe professionnelle qui fondent, ailleurs, ça sera des dotations de fonctionnement qui diminueront... bref, les collectivités n'échapperont pas à cette période de vaches maigres qui oblige chacun à réviser ses copies budgétaires : les collectivités au même titre que les entreprises et les particuliers !
Du coup, une réflexion m'a traversé l'esprit ! Elle n'est pas politiquement correcte mais qu'est ce qui l'est dans ce domaine ? Et pourquoi l'agglomération blésoise devrait-elle conserver au rang de ses priorités la construction d'un centre nautique ? Et pourquoi devrait-elle tenter d'accélérer la construction de son palais des sports à vocation culturelle, économique....? En cette période compliquée au plan économique, où la solidarité est une juste préoccupation des élus, n'y a t il pas mieux à faire que de penser aux bébés nageurs et aux basketteurs en shorts beaucoup trop longs ?
Court-on tout droit à la tragédie sportivo-socio-économique si l'on reporte raisonnablement ces projets de quelques années, en attendant que nos territoires retrouvent les moyens de leurs ambitions, sans avoir à alourdir l'impôt, ni à lester une dette déjà substantielle ?
Peut-être va-t-on nous rétorquer que ces projets n'ont que trop tardé et que la vitalité et l'attractivité du territoire sont en jeu ! Peut-être, mais alors que l'on nous explique comment l'on peut jouer au riche lorsqu'on a pas un sou !
© 2011
Pour mémoire, la compétence prioritaire d'un Département est l'action sociale. Ainsi, la réalisation d'un centre aquatique (je passe les autres terminologies proposées) définit-elle l'action sociale dans son expression la plus juste? Nous pouvons nous interroger. Cet équipement peut, certes, consolider voire créer des liens sociaux, en particulier pour les plus jeunes qui ne peuvent pas passer quelques journées de vacances à la Mer, et profiter ainsi aux joies de la baignade. Mais, à la vérité, cette recherche perpétuelle du loisir, parce que l'ennui nous guette à tout moment, conduit l'action politique à des aberrations. Pour l'heure, je ne doute pas que les socialistes Blésois soient rassurés de constater que la majorité départementale consacre prioritairement l'"injuste impôt" à l'action sociale, en direction des citoyens les plus en difficulté. L'excuse de la CRISE est effectivement quelque fois exagérée. Mais celle-ci est bien présente. Parlez-en aux entreprises blésoises, et à leurs salariés, qui vivent des instants douleureux. Pour rappel, le département lève une part d'impôt au travers de la taxe professionnelle demandée aux entreprises. Alors, oui, au regard du contexte actuel, 3,5 Millions d'euros versés pour un équipement à vocation ludique et sportive, et bien c'est 3,5 Millions d'euros qui ne serviront pas à l'accomplissement des compétences premières du département, et au soutien indispensable à nos entreprises, c'est à dire à nos salariés. Après, pour ce qui concerne de la fidélité des Hommes, la gauche Loir et Chèrienne n'a certainement aucunes leçons à donner en la matière.
Dans tous les cas, un exécutif ne doit pas exercer avec rigidité. Il s'agit d'être convaincu, certes. Mais, il faut savoir aussi modifier certaines orientations dès lors que l'intérêt général prime sur certains accords préalablement abordés.
Bon courage à la majorité départementale qui fait, tout simplement, de la bonne gestion. Le mouvement est la seule vérité.
Avant on mettait en doute la parole des hommes politiques "qui ne tenaient pas leurs promesses"...maintenant c'est encore plus grave leurs engagements écrits ne peuvent plus être crédibles!!!
La confiance disparait!!!
Où est la démocratie??,ne revenons-nous pas au temps des rois..........??? "Je" décide!!!
Les électeurs vont avoir du mal à se mobiliser dans l'avenir quand les élus qui auront trompé leur confiance redeviendront candidats...pourvu qu'ils n'aient pas la mémoire courte
A force de se discréditer
[Chamfort]