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Les élections régionales de mars 2010 constitueront le grand rendez-vous politique de l'année. En 2004, la gauche a réussi une sorte de grand chelem en remportant 21 régions sur 22. La droite espère donc prendre sa revanche, l'an prochain, pour redonner quelques touches de bleu à une carte régionale totalement rose !
La gauche ne pourra pas faire mieux et son objectif sera de préserver toutes ses présidences de régions ! Un sacré défi à relever face à une droite qui n'a rien à perdre et qui ne manquera pas de valoriser ses moindres reconquêtes régionales !
L'affrontement politique s'annonce passionnant ; pas seulement parceque cet épisode électoral livrera à nouveau de préciseuses indications sur le rapport de forces droite/gauche/centre/extrème-droite/extrème-gauche/écologistes...mais parceque les régions sont dotées de compétences et de responsabilités de plus en plus larges et qu'elles vont apparaitre, dans les années à venir, comme un acteur majeur du développement local, au même titre que les agglomérations et les comunautés de communes.
Qui seront les grands acteurs de ces régionales 2010 dans la région Centre ? Commençons par les chefs de file régionaux.
A gauche, le président sortant François Bonneau, successeur de Michel Sapin, va organiser la résistance.
A droite, les militants UMP ont déjà désigné leur champion en la personne de Hervé Novelli, l'actuel Secrétaire d'Etat aux PME, au commerce, à l'artisanat et au tourisme.
Au Modem, Jacqueline Gourault, qui portait en 2004 l'étendard de l'UDF, va-t-elle se lancer dans la bataille, le parti de François Bayrou devant sans doute mobiliser toutes ses forces pour se replacer vraiment au centre du jeu ?
Quelle sera la stratégie des écologistes qui marchent sur l'eau depuis leur percéee aux européennes de juin 2009 ?
Le Front National, qui bouge visiblement encore, va-t-il parvenir à lever suffisamment de troupes pour renvoyer des représentants rue Saint-Pierre-Lentin , dans la ville favorite de Jeanne d'Arc ?
A l'autre bout de l'échiquier politique, le Front de gauche va-t-il se reconstituer et s'ouvrir à d'autres mouvements anti-libéraux, ou les partenaires vont-ils se séparer à l'amiable ?
L'été n'apportera pas de réponses à toutes ces questions mais on imagine aisémement que, dans les états majors, les scénarios et les stratégies commencent à s'élaborer.
Et dans chaque département, les réflexions sont engagées afin de constituer les meilleures listes possibles, avec un savant dosage de renouvellement, de diversité, d'expérience, de répartition géographique, de non-cumul des mandats (?) et d'ouverture peut-être... Voilà suffisamment de critères pour transformer ces compositions de listes en véritables casse-tête !
Du côté de la Majorité Présidentielle, L'UMP et le Nouveau Centre devraient faire cause commune avec en Loir et Cher un leadership Nouveau Centre. Maurice Leroy est annoncé en N°1, non pas pour siéger mais pour dynamiser et tirer la liste, à la façon de Jack Lang dans les années 90.
Même à l'UMP, on approuve cette désignation du député-Président du Conseil Général qui serait le seul à bénéficier d'une aura départementale.
Au cas où Maurice Leroy serait empêché de jouer les porte drapeaux, le nom de Nicolas Perruchot circule également. Le député, ancien maire de Blois, s'est déjà déclaré intéressé et disponible pour aider son camp. Dans les rangs de l'UMP, ou le casting local se résume toujours au triumvirat Martin-Lalande-Vasseur-Chauvin, on imagine que les deux derniers cités, en véritables insubmersibles de la politique locale, seraient très partants pour un bail de six ans à Orléans, dans une assemblée régionale qu'ils connaissent bien.
En vertu de la parité, il leur faudra néanmoins laisser galamment la place à quelques femmes et les noms de Véronique Reineau, Hélène Langlais, Isabelle Mainsion sont fréquemment cités.
Au Parti Socialiste, Bernard Valette, vice-président sortant de la Région et chef de file départemental en 2004, va-t-il briguer un nouveau mandat ? Sa délégation actuelle à la coopération internationale le passionne et ce retraité de l'Education Nationale se dit en bonne forme et sans doute prêt à rempiler.
D'autres noms circulent pour entrainer efficacement la liste socialiste : Christophe Degruelle, de plus en plus cité comme le plus talentueux de sa génération ; Marc Gricourt, cité comme le plus populaire de sa génération ; Jeanny Lorgeoux, cité comme le plus compétent... et pourquoi pas une femme comme Karine Gloanec-Maurin qui connait parfaitement l'institution régionale. Ces profils, très divers, sont intéressants dans la mesure où, autour de François Bonneau, le futur bureau de la Région devra être plus fort. Mais dans ce casting pré-électoral, il ne faut pas oublier les sortants Alain Beignet, Béatrice Arruga, Tania André qui n'ont sans doute pas envie d'être "sortis" !
Au Modem enfin, Jacqueline Gourault et Marc Fesneau sont les leaders naturels d'une liste ambitieuse qui devraient sans doute laisser de la place aux acteurs des dernières municipales comme le vendômois Jean-Paul Tapia ; le romorantinais Claude Naudion ; le salbrisien Jean-Pierre Albertini ; le sellois Joel Graslin ; sans oublier les blésoises Marie-Hélène Millet et Chérifa Adaissi.
© 2011
Est-ce le problème Blésois aujourd'hui, et d'une plus large manière le souci des socialistes?... Ou, au contraire, un refus total de l'expression différente de certains membres de cette grande famille...? Bref!
Alors, oui, la coopération, aujourd'hui, ce n'est l'affaire que de femmes et d'hommes disposant de convictions sincères, et je ne parle pas ici d'approche partisane... En cela, nous répondons à la définition même de la coopération.
Pourtant, par faiblesse, car c'est plus simple de disposer d'une réflexion manichéenne (qui n'a rien à voir avec la conviction), nous sommes plutôt enclin à la concurrence, directement opposée à l'esprit de coopération. Très schématiquement : d'un côté c'est glop, de l'autre ce n'est pas glop... Quelle médiocrité! Que dire, sinon que lorsque nous disposons de convictions qui nous semblent justes, il s'agit aujourd'hui d'être un très bon marathonien voire un excellent chameau ou un endurant dromadaire (en fonction de notre sensibilité à la notion de parité...).
Plus sérieusement, le prochain mandat Régional ne sera qu'une étape. 2014 sera une date importante car nous observerons de nouvelles règles de gouvernance. J'aime l'exercice de la Politique, au sens premier comme dans tous les autres sens. Il ne s'agit pas d'être naïf. Mais, nous aurons le devoir demain de proposer une nouvelle manière de gouverner. C'est notre responsabilité aujourd'hui que de se préparer à ce grand dessein. C'est notre responsabilité surtout parce que les Français attendent, de leurs Elus, une meilleure utilisation de l'impôt, au quotidien, tout en préparant l'avenir de leurs enfants.
lucien martin
Dans le cas de la Démocratie, l'action, c'est le vote motivé des électeurs, autour d'un projet sincère porté par des femmes et des hommes de convictions, qui finalement donnent et se donnent les moyens de concrétiser honnêtement leur dessein préélectoral, avec la majorité élue, et l'éclairage bienveillant de la « minorité » dès lors que celle-ci propose si elle s'oppose.
Ce que vous appelez « Cuisine électoraliste » n'est que la conséquence directe de l'abstention. Elle n'est également que l'expression médiocre de nombreux « électeurs-lecteurs », gourmands de presses « people » et sensibles au papier glacé. Alors, dans la plupart des cas, par manque de courage, ce constat conduit les Elus à être trop soucieux de leur image, au détriment d'une certaine efficacité.
S'agissant des élections à venir- les Régionales - le projet politique, évidemment, devra être axé autour des thématiques de l'emploi, de la formation professionnelle et de l'éducation, associées aux considérations économiques (actions en direction du monde de l'entreprise ) et environnementales (énergie, transport ). Le développement durable, puisqu'il s'agit bien de cela, qui réunit par définition l'économie à l'environnement, et inversement, doit être le socle de la politique régionale.
Pourquoi évidemment ? Parce qu'il est temps que les collectivités, qui disposent de compétences clairement fixées par la Loi, priorisent l'exercice de ces compétences, au lieu de procéder à de trop nombreux saupoudrages. Pour ma part, je suis contre la clause générale de compétences accordée à ces collectivités. Il est enfin temps d'associer compétence et fiscalité dédiée. L'exemple de la taxe foncière ou de la fameuse taxe professionnelle est éloquent : des entités qui reçoivent, dans des proportions différentes, un même impôt pour des compétences à priori distinctes, mais qui finalement peuvent, et souvent, s'entrecroisées. Soyons sérieux ! La RGPP, et la réforme des collectivités locales doivent conduire à une meilleure efficacité, parce qu'il en va de la crédibilité de l'action Politique et du porte monnaie des Français !
Enfin, nous pourrions aussi nous interroger à propos des compétences culture et tourisme. S'agissant du cas particulier de la Région Centre, leur exercice ne me semble pas être pertinent à cet échelon territorial. Les six Départements qui composent cette Région disposent tous d'une forte identité ; particulièrement, me semble-t-il, le Loir et Cher et l'Indre et Loire. Toutefois, le mélange de tous ces départements ne conduit pas cette Région Centre à disposer d'une identité forte. Contrairement à certaines autres Régions (Alsace, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes etc.). Bien sûr, la Loire et ses châteaux en tuffeaux sont de bien beaux étendards. Certains s'accordent même à dire que nous avons de la chance de disposer de tant de diversité, et de richesse. C'est vrai. Néanmoins, les femmes et les hommes qui composent se territoire régional ont-ils l'impression de vivre dans un bassin de vie commun ? Nous pouvons là encore nous interroger.
Bref, merci à Plus FM de nous proposer cette tribune libre. Nous parlions de démocratie en préambule. Cette tribune en est un modèle incontestable.
C'est le fondement même de la démocratie.