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La politique locale nous intéresse beaucoup -espérons qu'elle passionne aussi les radionautes !- et c'est toujours avec grand intérêt, voire une certaine gourmandise journalistique, que nous découvrons le résultat des cogitations, des négociations, des tractations des appareils politiques pour aboutir à la constitution des fameuses listes. Nous nous interrogeons naturellement sur la désignation des différents candidats en se posant cette question toute simple : quels sont les critères pour figurer sur une liste ?
A partir de l'exemple de la liste Nouveau Centre/UMP, voici huit critères (il y en avait peut être d'autres) qui ont à l'évidence paru indispensables pour entrer dans le TOP 10 de la majorité présidentielle aux régionales.
1. Avoir au moins perdu une ou plusieurs élections, municipales ou cantonales, de préférence récemment, dans le blésois ou dans le vendômois. Mais Nicolas Perruchot ou Pascal Brindeau méritent sans doute bien une revanche ou une séance de rattrapage, même si les concurrents ne sont pas les mêmes.
2. Ne pas militer au sein de l'UMP blésoise, ou fréquenter le clan Chauvin, surtout si l'on ne vote pas bien lors de l'examen du budget de la ville de Blois. Pas de timbrés sur la liste !
3. Etre suppléant(e) d'un député. Ca marche pour Pascal Brindeau et Hélène Langlais qui ne sont peut-être plus les dauphins présumés des parlementaires mais qui bénéficient toujours d'une bienveillante attention. A noter que dans la catégorie "bras droit" ou "femme d'avenir", Isabelle Maincion tire particulièrement bien son épingle du jeu avec une deuxième place qui porte -comme d'ailleurs une grande partie de la liste- la griffe de Maurice Leroy.
4. Travailler au service com du conseil Général, particulièrement aux relations presse. Thomas Hantz et Pascal Brindeau ont suivi cette filière qui ne garantit évidemment pas un meilleur traitement dans les médias, indépendance oblige !
5. Avoir quitté, (ou trahi ?) sa famille politique, si possible assez récemment. La recette a été gagnante pour Jean-Paul Pinon, qui sauve en même temps l'honneur de la Vallée du Cher ; et Geneviève Guillou Herpin, qui renforce encore le quota des conseillers municipaux vendômois d'opposition. Ironie du sort, le fondateur des girouettes d'or en Loir et Cher, Benoit Gardrat, figure aussi sur la liste. Plus pratique pour la remise des prix.
6. Ne pas se préoccuper des quotas ou de l'équilibre des territoires. Qu'importe que l'agglomération blésoise et ses 100 000 habitants n'ait que trois représentants : Nicolas Perruchot, Christelle Ferré et Elisabeth Charrier. Qu'importe que Vendôme et ses 19 000 habitants ait trois représentants : Geneviève Guillou-Herpin, Pascal Brindeau et Benoît Gardrat. Qu'importe que la région surpeuplée de Neung Beuvron-Bracieux ait deux représentants, Hélène Langlais et Claude Beaufils. Qu'importe que le canton de Montrichard, réputé très à gauche et qui compte 16 000 habitants n'ait aucun représentant. Il est vrai qu'aux dernières législatives, Jean Lhoste a failli faire perdre Nicolas Perruchot !
7. Ne pas être sortant. Guy Vasseur n'est plus de la partie, même si le vote au sein de l'UMP a révélé que l'élu de Sambin gardait une belle cote au sein de son parti. Mais Guy Vasseur est le nouveau Président de l'APCA, une élection qui fait semble-t-il son bonheur du moment.
8. A l'image de Claude Beaufils, avoir suivi de près l'action, ou l'inaction, de la Région Centre dans le domaine économique et profiter de l'occasion pour démontrer que le renouvellement politique n'est pas une question d'âge ; que les compétences peuvent parfois aider à gagner une investiture ; et que l'on peut être très populaire dans un parti sans en être un apparatchik.
© 2011
Tu as raison Raphaël, quand tu dis que tu préfères que les dents grincent maintenant qu'entre les deux tours, où l'on assiste souvent à des discussions de maquignons, à des alliances contre nature, à des compromissions et des arrangements et où les problèmes de personnes ont plus d'importance que le projet politique.
Pour une fois que les électeurs auront, au moins pour une liste, la même au premier et au deuxième tour, ils sauront à quoi s'en tenir et cela pourra, je l'espère, les réconcilier avec les urnes.
Ce n'est pas si souvent que des partis politiques arrivent à se mettre d'accord dès le premier tour pour que cela mérite d'être salué. Alors évidemment il y a plusieurs « tendances politiques » au sein de cette liste, et alors, pour une fois que des femmes et des hommes, n'ayant pas tout à fait les mêmes idées, passent au-dessus de cela pour le bien de la région, BRAVO. Et alors il y en a qui restent sur la « touche », mais si c'est pour le bien de la région, BRAVO, d'autant que ce n'est pas parce que l'on n'est pas titulaire sur une liste que l'on ne peut pas aider et participer à la vie et à la bonne marche du groupe, dans l'intérêt de la région. Personnellement je préfère une liste où il y a des tendances diverses, car cela entraîne obligatoirement des discussions, des échanges d'idées et forcément des réflexions, contrairement à une liste « godillots » ou à « illères » où les personnes qui la composent, sont enfermées dans « les directives », directives du premier tour, sur lesquelles, eux-mêmes et leurs électeurs, devront « s'asseoir » entre les deux tours, car il faudra alors composer avec les « adversaires » du premier tour et faire semblant d'être d'accord.
Alors OUI, c'est difficile. Etant entraîneur sportif, il est difficile quand l'on a une douzaine de sportifs de pratiquement même niveau et qu'il faut faire une équipe de six. Cela fait mal au cur de l'entraîneur d'en laisser six « à la maison » et pour ces six là, c'est sûr que c'est difficile. Mais l'on discute, on s'explique, on ne se fâche pas pour cela et au contraire, les six choisis vont tout faire pour gagner et les six autres vont tout faire pour les aider à gagner. Cela s'appelle faire preuve de sportivité et d'esprit d'équipe et dans la politique il faudrait peut-être sans inspirer.
François CELERIN (qui milite pour une Politique sans « frontière » et basée sur la valeur et le bon sens des Hommes).
Tous nos élus devraient se mobiliser ensemble pour sauver notre démocratie. Quels sont ceux qui, dans les prochaines semaines, seront capables de nous dire « Votez pour qui vous voulez, mais votez ». Ils préfèrent se disputer pour savoir qui tiendra la barre du navire, sans se rendre compte que le bateau coule, entraînant par le fond les matelots que nous sommes.
Ne laissons pas d'autres décider à notre place. Nous avons le pouvoir. Votons.
pour qualifier votre billet, je vais reprendre un mot souvent utilisé par Maurice Leroy après qu'il ait entendu une plainsanterie : "EEEEEEXCELLENT" !
10. Avoir un nom qui commence par une des 26 lettres de l'alphabet.
11. Habiter dans le Loir-et-Cher.
12. Etre agé entre 18 et 112 ans.
Plus sérieusement, moi aussi je constate que sur notre liste UMP de Loir-et-Cher il y a des incohérences et des anomalies. En particulier la représentation des UMP : 3 sur les 10 candidats. Cependant force est de constater aussi que sur les 6 départements de la région Centre l'UMP est très bien représentée. Le Loir-et-Cher fait figure d'exception, et cela pour des raisons historiques.
D'autre part je préfère que les dents grincent maintenant (et c'est légitime) plutôt qu'entre les 2 tours, au moment de former de nouvelles listes dans la précipitation. C'est notre force, nous partons uni, nous aurons les mêmes candidats et le même projet au premier et au second tour. Pas de projet édulcoré, pas de déçu, ce qui risque bien de se passer en face quand au premier tour on n'arrive même pas à partir dans la même direction.
Raphaël DUQUERROY, délégué UMP de la circonscription de Vendôme.
A tous les citoyens de Loir et Cher,
Aux urnes un dimanche de Mars, «peuchère»
Voter pour la politique UMP départementale
Non, le militant UMP que je suis à trop mal!
Philippe Ducentre
Blois
J'apprécie, pour de multiples raisons, et facilement compréhensibles, les points 6 et 8 de votre article.
Vous parlez de trahison. Mais en Politique, il n'y a pas de traîtres. Il n'y a que des perdants!
Nous sommes tous les deux passionnés par la vie de la cité. Que ces péripéties n'entament pas notre goût à cet exercice, chacun à notre manière. Pour ma part, bien au contraire, j'ai un appétit de plus en plus féroce, mais honnête, à participer à l'avenir de nos territoires. Et surtout, qu'elles n'empêchent pas non plus nos populations à se déplacer le Dimanche. Ce n'est effectivement pas certaines édiles de l'UMP locales qui en donneront le goût.
Je suis effectivement déçu individuellement.
Mais je suis surtout navré de cette situation qui ne donne pas une belle image de la politique (sans naïveté aucune...).
Bien à vous,
Jacques PAOLETTI
Maire Adjoint de Saint Georges sur Cher