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"Défiez vous des mots sonores, rien n'est plus sonore que ce qui est creux". Cette citation de l'écrivain Alphonse Karr, qui a donné son nom au collège de Mondoubleau, peut être la bonne leçon de la pathétique controverse mondoublotière, consécutive à l'inspiration grossière d'un "artiste "!. Dans la bouche du chroniqueur -certains le qualifient d'humoriste- Stéphane Guillon, cette Marseillaise revisitée aurait sans doute mobilisé tous les Collard et Vergès et la liberté d'expression ; mais au collège de Mondoubleau, "les enfants de la party" n'admettent pas que "le jour de foire puisse être arrivé" !
De cette lamentable sortie de route pédagogique, on retiendra que, dans le Perche comme ailleurs, on ne badine pas avec l'hymne national. On en tirera sans doute aussi la leçon que, même dans l'enceinte d'un collège, il n'y a pas que les enfants qu'il ne faut pas laisser sans surveillance. La carte blanche se solde au final par un simple carton jaune, le Cheptel Aleikoum présentant, grâce à son travail passé, quelques circonstances atténuantes. Toutes les excuses ont été acceptées et l'incident est clos, même si l'on a cru un instant que Luc Chatel en personne allait se déplacer dans le Perche, pour relever encore davantage le goût de cette mayonnaise d'indignation.
Je dois honnêtement avouer qu'au cours de ces derniers jours, l'offense faite à un hymne, qui en a vu d'autres, et qui survivra à d'autres assauts aussi bêtes et méchants, m'a finalement moins intéressé que la redécouverte d'un illustre écrivain-journaliste-botaniste, contemporain de Victor Hugo et d'Alphonse de Lamartine, dont l'oeuvre mériterait plus de notoriété et plus d'hommages. Certes, deux collèges portent son nom, à Mondoubleau et Saint-Raphaël ; deux rues portent sont nom, à Nice et Paris ; mais la prose d'Alphonse Karr inspire visiblement moins que les mots du capitaine Rouget de Lisle.
Qu'importe ! Les providentielles citations d'Alphonse Karr m'ont particulièrement amusé au moment de revenir en quelques lignes sur l'actualité de ces dernières semaines, au cours desquelles j'observais une nouvelle fois que le manque de temps et le manque d'inspiration sont de vrais ennemis pour empêcher de blogger en rond !
Evoquons dans le désordre quelques évènements récents, à travers les mots finalement très actuels de l'auteur mondoublotier (par alliance). "Un excellent jardinier vaut un excellent poète". Je pensais à cette affirmation d'Alphonse Karr en accueillant ce mardi 4 mai, sur les ondes, Chantal Colleu-Dumont, Directrice du Domaine de Chaumont-sur-Loire. La 19ème édition du Festival des Jardins a ouvert ses portes en même temps que les expositions d'art contemporain. On ignore ce qu'Alphonse Karr aurait pensé de cette Marseillaise trop "Cheptelisée" ; ce qui est certain, en tout cas, c'est qu'il aurait goûté et dégusté cette invitation aux jardins, synthèse si intelligente de la culture et de la nature.
Car celui qui termina sa vie à faire pousser des violettes dans les environs de Nice était amoureux de la terre. "En France, on parle quelquefois de l'Agriculture, mais on y pense jamais" écrivait-il également, il y a un siècle et demi. Que dirait-il aujourd'hui, au moment où les tracteurs envahissent Paris, pour lancer le plus retentissant SOS d'une profession à bout d'espoir, comme l'illustra sur nos ondes le témoignage poignant d'un éleveur en larmes ? "Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose" écrivait, non sans humour, Alphonse Karr. Il constaterait malheureusement que, pour le monde agricole d'aujourd'hui, labourer n'est même plus payé en retour.
Il y a enfin eu le 1er mai de la déception pour les syndicats qui n'ont pas mobilisé à la hauteur de leurs espérances, même avec le renfort des formations politiques de gauche, Parti Socialiste en tête. Il y a pourtant un vrai sujet de débat avec le projet de réforme des retraites ! Les travailleurs sont-ils résignés ? ou lucides ? Ou attendent-ils tout simplement que majorité et opposition terminent leur partie de cache-cache et dévoilent enfin leurs intentions et propositions pour sauvegarder un régime par répartition qui fait l'unanimité. Mais concluons à ce propos sur le lucide constat d'Alphonse Karr : "l'opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu'elle pourrait obtenir, car alors il lui faudrait être contente, et être contente, pour l'opposition, c'est cesser d'être".
© 2011
Accéssoirement, et pour faire un peu d'autocritique, si justement notre retraite est si importante, c'est que nous n'avons plus, dans nos pays si développés, cette solidarité intergénérationelle qui permet aux plus anciens de nos fréres africains de compter sur l'aide des plus jeunes générations.
Avec tout mon respect, pour le travail d'hier et celui de demain...
J'ai conscience que le texte que je vous envoie est long (et encore j'ai frainé !)et si vous ne le publiez pas je ne vous en voudrais pas. Mais quand j'écris sur certains sujets je pourrais en mettre des pages...
Très cordialement,
François CELERIN
Cher Pascal,
Décidemment c'est toujours avec beaucoup d'impatience que j'attends vos chroniques, car elles sont toujours pertinentes, des fois surprenantes et toujours agrémentées de citations ou de sous-entendus qui font sourire même si l'on n'est pas forcément toujours d'accord, mais cela en fait aussi le charme, car elles nous permettent de « rebondir » ou de « discuter ».
Défiez vous des mots sonores, rien n'est plus sonore que ce qui est creux".
"Les enfants de la party" n'admettent pas que "le jour de foire puisse être arrivé" ! Une lamentable sortie de route pédagogique ! Je n'en suis pas si sûr ! Le problème des Démocraties, c'est « que l'on a pratiquement décidé une bonne fois pour toute « Qu'il est interdit, d'interdire ». Je sais que je vais sûrement passé pour un facho ou un vieux machin (pour rester poli), mais l'on m'a toujours inculqué que la liberté s'arrête, là, où elle commence à nuire ou déranger ses voisins. Et je pense, que bien évidemment cette « péripétie » de cette « fameuse Marseillaise » n'a tué personne, mais elle démontre quand même bien, que les limites à ne pas franchir sont devenues, toujours au droit de la sacro sainte « Liberté », tellement flou, que les jeunes (et des moins jeunes) n'ont plus de repère, ni de barrière. Evidemment je suis d'une autre époque. Né pendant la guerre, j'en ai quelques souvenirs malgré tout, puis il y a eu l'Indochine, puis l'Algérie, mais il y a eu surtout l'éducation que m'ont inculquée mon Père et surtout mon Grand Père, car pour eux la Patrie, la France cela voulait dire quelque chose et pas seulement un Pays perdu dans l'Europe.
Et si j'y vois « quelques circonstances atténuantes », c'est simplement que les parents ne savent plus éduquer leurs enfants. Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, c'est le temps où, lorsque les parents étaient défaillants, il y avait derrière l'instituteur et le curé qui étaient respectés (des parents et des enfants). Il y a maintenant un gouffre entre « L'Instituteur » de mon époque et le « Professeur des Ecoles » de maintenant. Quant au Curé .. ! Cela nous entraînerait dans un débat théologique ou métaphysique trop long.
Changeons de sujet !
« En France, on parle quelquefois de l'Agriculture, mais on y pense jamais ». Mais là aussi, il y a quelques (nombreuses années), c'était quoi un agriculteur ? Personnellement je préfère l'appellation « Paysan », car c'est un mot qui a une histoire, « paysan et fier de l'être ». Dans ma famille il y a eu beaucoup de paysans, ils en étaient fiers et moi aussi. Ils étaient fiers, car ils se nourrissaient non seulement eux-mêmes, mais ils nourrissaient la France. J'ai passé une partie de mes vacances scolaires dans une Ferme en Alsace à INGWILLER. Ces Paysans étaient chaleureux, accueillants. Ils vivaient pratiquement en autarcies. Ils avaient des près, des champs, des poules, des canards, des chevaux, des vaches, des cochons (Ha ! Les rôtis de cochons qui rendaient une bonne couche de graisse et une sorte de « gélatine orange » dessous et que l'on tartinait sur du pain de campagne fait « ferme » et qui se gardait quinze jours, j'en ai la salive à la bouche. Mais je m'égare ! Maintenant nos Agriculteurs (puisque ce ne sont plus des Paysans), « vivent » à coup de subventions pour arracher ceci, replanter cela, faire ceci plutôt que cela, quitte à ne pas le vendre parce qu'il y en a trop, mais peu importe « vous aurez une subvention pour le détruire ! ». Le Paysan, pardon, l'Agriculteur n'a même plus le droit de faire ce qu'il veut, il doit se plier aux « Directives gouvernementales » .de l'Europe ! Si nous avions un peu de bon sens, nous laisserions nos Paysans faire ce qu'ils ont envie de faire et faites moi confiance, ils sont moins bêtes que les technocrates de Bruxelles et ils sauront se débrouiller pour gagner leur vie et nous nourrir. Mais voilà, malheureusement, il faut suivre les « Directives ! »
"Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose" (Hé, Messieurs les Paysans, cela ne vous donne pas une idée ?). Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler ? J'ai parmi les jeunes dont je m'occupe en sport, des bacheliers plus .. (je ne sais pas combien ?), j'ai de futurs bacheliers (plus ..je ne sais pas combien et eux non plus ?) Ils rêvent (ou leurs parents rêvent) de devenir Médecins, Architectes, Notaires, Avocats Mais pas Menuisiers, Plombiers, Mécaniciens, Electroniciens, Electriciens ). L'autre jour, un jeune à l'entraînement, pendant une pose, m'a dit : « J'ai eu l'occasion, au LEP de Vendôme, de voir un peu tous les métiers (enseignés au LEP) et j'ai découvert ce que j'aimais et ce que je veux faire plus tard, c'est Menuisier. J'ai adoré le bois, le travailler. Faire une cuisine aménagée, je trouve cela passionnant, mais réparer un meuble ou même faire une charpente, quand le travaille est fini, c'est beau à regarder ». Je lui ai répondu que c'était très bien et j'ai pensé : « Toi, mon bonhomme, il y a des chances que tu ne connaisses pas le chômage, ou alors moins qu'un autre, et tu gagneras sûrement bien ta vie ».
L'opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu'elle pourrait obtenir, car alors il lui faudrait être contente, et être contente, pour l'opposition, c'est cesser d'être".
L'opposition systématique sans proposition concrète on entend plus que cela, et j'en suis tellement las que je ne préfère pas en parler.
Mais la réflexion que je me fais (et cela ne date pas d'aujourd'hui) c'est que le « Monde » tourne à l'envers et que nous n'avons plus aucun sens des responsabilités et que nous ne savons plus ce que veux dire « avoir du bon sens ».
Plusieurs exemples et surtout ne chercher pas un pourquoi dans leurs ordres, parce que cela me vient comme cela.
J'ai la chance de voyager beaucoup, pour le plaisir mais aussi avec des Associations Humanitaires. Ecoutez attentivement les infos à la radio ou la télévision, les informations « sautent du cop à l'âne » (et dieu sait s'il y en a .)
Vous entendez qu'un Picasso s'est vendu 350 millions de dollars !!! Moi qui reviens du Sri Lanka et d'Ethiopie, en quelques heures d'avions vous passez du monde « dit civilisé » au « Moyenne Âge » (et encore ). Dans ces deux pays cela représente 3 000 000 de salaires mensuels d'ouvriers « qui ont de la chance ! » Et l'on trouve ça normal !
Pour le moment je remplis la feuille d'impôts d'une personne dont je suis tuteur. Et j'entends à la radio le montant des déficits des Etats ou des aides que l'on accorde. Cette personne n'est « malheureusement pas imposable » et se débrouille avec un salaire de misère (et encore il a du boulot !) Et l'on doit trouver ça normal !
J'entends les gens autour de moi se plaindre au sujet de nos hôpitaux. Suite à un accident j'ai du séjourner quelques jours dans celui d'ADDIS ABEBA,. J'étais soigné (presque) comme un V.I.P. (pour là-bas) et j'en avais honte, lors que je voyais ce que je voyais, lorsque l'on me transporté en brancard pour aller passer un examen ou une radio. Le Docteur Norvégien qui le dirigeait venait me dire bonjour tous les matins à 7h00, en prenant son service et venait me dire au revoir à 22h00 en rentrant chez lui ! No comments.
Notre bon P.D.G. de RENAULT abandonne la prime qu'il était en droit de percevoir, à savoir, un million d'Euros ! Je salue cette décision, cela l'honore, mais ce qui me scandalise c'est même que l'on ait pu prévoir une telle prime, connaissant son salaire annuel et les avantages qui y sont attachés !
Retraités, manifestaient dans la rue pour réclamer votre 13ème et pourquoi pas votre 14ème mois de retraite en fin d'année !
Une toute petite réponse à mon Ami le « Silure masqué »
Juste pour vous rassurer cher « silure masqué ». Je peux vous dire que les Ethiopiens et les Srilankais, la retraite c'est le moindre de leurs soucis, car ils ne savent même pas ce que cela veut dire. Et l'on mettrait en place dans ces deux pays là (et beaucoup d'autres) une retraite égalitaire, c'est-à-dire, basait sur celle des travailleurs du privé, ils seraient FOU DE JOIE ! Et « les avantages acquis », ça aussi ils ne savent pas ce que cela veut dire. Mais c'est vrai, c'est loin et l'on ne peut pas sauver toute la misère du Monde.
Et c'est donc pour ça que le 1er mai est le seul jour férié à travers le monde. Parce que partout sur notre planete, il y a des patrons et des salariés.
Oui, nous étions moins nombreux que l'année derniére. Peut-être parce que c'était un WE. Peut-être que d'autres pensent que ça ne sett à rien. "La liberté de manifester ne s'use que si l'on ne s'en sert pas", pour parodier un palmipéde paraissant le mercredi. Demain comme hier, des hommes et des femmes se léveront pour dire que nous notre vie ne se résume pas à notre travail.
Quand au probléme des retraites, les organisations syndicales ont travaillé pendant des mois pour élaborer un projet capable de maintenir une retraite digne pour tous; Espéront que ce travail ne soit pas balayé trop vite par le gouvernement.