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Nicolas Perruchot a boudé les journées parlementaires du Nouveau Centre, à Nice. Le député de la circonscription de Blois est en rupture de ban d'une formation dont il estime qu'elle reste "trop collée à ce que fait l'UMP, dans les mots ou dans les expressions". "Il faut se démarquer" conseille Nicolas Perruchot qui ne cache plus la distance qu'il prend à l'égard d'un parti "qui n'existera pas en 2012 si il ne modifie pas sa ligne politique".
Les Universités d'été du Nouveau Centre, à La Grande Motte, début septembre, avaient pourtant révélé un Hervé Morin critique et offensif mais cela n'a visiblement ni séduit, ni convaincu Nicolas Perruchot qui doit juger bien vains les coups de menton de "Monsieur 1%", surnom affectueusement attribué à Hervé Morin en référence aux récents sondages sur la présidentielle 2012.
Des actes plutôt que des mots ? Est-ce cela que Nicolas Perruchot attendait, lorsque l'on observe que l'affaire Woerth ou la question des Roms n'ont pas semblé susciter d'émotion particulière, ces dernières semaines, dans les rangs des parlementaires centristes ? Et puis, cerise sur ce mauvais gâteau, le député de Loir-et-Cher regrette amèrement que "sur les 60 amendements centristes déposés pour la réforme des retraites, aucun n'ait été retenu" !
Mais quelle mouche pique ainsi Nicolas Perruchot ? pourrait-on par ailleurs s'étonner, lorsque l'on observe que le très sarkozyste député Nouveau Centre de Blois, pris soudain d'une furieuse envie de tracer une nouvelle ligne de démarcation, ne s'est jamais montré mal à l'aise, ni particulièrement critique, à l'égard de l'Elysée, ni à l'égard de Matignon. Justement, ces états d'âme de rentrée ne froisseront sans doute pas l'hote de l'Elysée, qui porte un regard sombre sur les maxi ambitions du leader minimo du Nouveau Centre Hervé Morin, persuadé que l'écurie présidentielle de cet amateur de courses hippiques, n'élargira en rien l'union et le rassemblement nécessaires en 2012 ; à la différence par exemple d'un Borloo qu'un autre député Nouveau Centre du Loir-et-Cher, Maurice Leroy, s'est empressé d'aller chaleureusement saluer et encourager lors du dernier grand raout centriste, à la mi-septembre, à Lyon !
A ce propos, il faut noter que les circonvolutions de Maurice Leroy n'ont pas échappé à Hervé Morin qui, en amateur de football assez doué dans l'art du tacle, observait ce week end dans le JDD que "au congrès de tours, il (M. Leroy) se déclarait favorable à une candidature d'Hervé Morin, il y a trois semaines à Lyon à celle de Jean-Louis Borloo, et jeudi dernier, sur LCI, à une candidature unique de Nicolas Sarkozy... Cela dit, c'est un ami très proche qur lequel je sais pouvoir compter".
C'est beau l'amitié, même lorsqu'elle se révèle en politique sous les traits d'une mésentente cordiale. Mais les amitiés locales de Nicolas et Maurice, de Marc et Christophe, de Jacques et Patrice... nous éloignent du centre de notre propos de ce jour.
© 2011
Qui, rappellons-le, a renouvellé son adhésion à l'UMP il y a un mois.
Quand à Maurice...Tout a été dit quand nos vaillants jeunes UMP lui ont attribué la girouette d'or il y a quelques années. La seule chose qu'on puisse lui souhaiter, c'est de devenir enfin ministre, car il aura vraiment tout fait pour y arriver.
Peut-être qu'il attendait un maroquin lors du prochain remaniement ministériel et rien à l'horizon ne sera pour lui !
Alors s'il veut devenir villepiniste....bof, les électeurs du cru sont habitués à ses zigzag d'appartenance en politique : rpr, udf, nouveau centre et liste commune avec l'ump couleur locale.