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Le Département de Loir et Cher peut-il basculer à gauche ? Evacuons bien vite les réponses béta qui consistent à rappeler, même si cela se vérifie parfois, qu’ « en démocratie, on ne sait jamais », « que tout peut arriver », « qu’avec l’abstention prévisible, les jeux sont ouverts » etc…. Car la réponse à cette question est clairement non , le département de Loir et Cher ne va pas basculer à gauche.
L’écart en sièges entre la majorité départementale et l’opposition n’apparait pas insurmontable mais, et pour bien des raisons, Maurice Leroy peut dormir sur ses deux oreilles.
La première de ces raisons tient au bilan. Non pas au bilan de la majorité estampillée UPLC, mais au bilan de l’opposition, au terme d’une mandature marquée par une activité que d’aucuns qualifieront de timide certes, mais constructive ; quand d’autres la trouveront carrément molle voire même absente.
L’assemblée départementale a beau compter plusieurs grandes figures de la gauche locale, leurs voix ne se sont guère élevées, durant la dernière mandature, pour tenter d’évoquer ne serait-ce que l’ébauche d’une politique alternative. Dans un moment d’extase consensuelle, la gauche a même offert à Maurice Leroy le cadeau d’un budget approuvé à l’unanimité. Cela reste sans doute pour le Président du conseil général le meilleur souvenir de sa mandature. La politique de la majorité départementale était–elle pourtant si pertinente et si irréprochable que cela, ou est-ce le confort douillet des larges fauteuils qui a ainsi anesthésié l’opposition départementale ?
En tout cas Maurice Leroy le constatait et regrettait presque, à titre d’exemple, que « le maire de Blois, Marc Gricourt, se soit montré plus prolixe hors les murs que dans l’enceinte de la salle capitulaire ». En même temps, rappelons que dans le Blésois, Maurice Leroy ne veut plus voir qu’une tête et cette tête est celle de Christophe Degruelle, le Président d’Agglopolys.
A gauche en fait, chacun a vécu sa vie ! Parmi les grands élus, Jeanny Lorgeoux qui confiait récemment sur nos ondes « être d’abord là pour défendre sa ville et son territoire », s’est effectivement démené pour solliciter, et obtenir, des concours intéressants. Ferrailler au-delà contre Maurice Leroy ne le passionnait guère et, dans cet orchestre de gauche plutôt formé de solistes, seule sa partition personnelle semblait le motiver.
A Vendôme, trop occupée à prendre la mesure d’une ville que Daniel Chanet lui confia en héritage politique, Catherine Lockhart n’a pas pu non plus hausser le ton, contre-attaquer et répondre du tac au tac au harcèlement politique qu’elle subit en vendômois de la part des amis de Maurice Leroy.
A la proue du radeau de cet équipage bien disparate, où certains équipiers ne font jamais entendre le son de leur voix, Michel Fromet est bien monté au créneau, pour tenter d’alimenter le débat et apporter une timide contradiction. Mais le groupe socialiste et républicain n’a jamais brillé par un discours, une communication et une cohésion qui auraient pu lui garantir un écho plus fort auprès des médias et d’un électorat loir et chérien qui a pourtant démontré à plusieurs reprises que la domination droito-centriste n’était pas en Loir et Cher un fait acquis ou une fatalité politique.
Le deuxième raison à l’échouage prévisible de la gauche aux cantonales, ou plus précisément dans la conquête du Département, réside dans son immobilisme et son manque de stratégie. « Touche pas à mon sortant » semble être le slogan du moment pour empêcher tout renouveau et tout élargissement de la gauche départementale. Et qu’importent les discours moralisateurs sur le non cumul des mandats, la gauche, et en l’occurrence le Parti Socialiste, continue d’abreuver les éléphants locaux du parti.
La jeune garde du PS est donc priée d’attendre son tour ou de regarder en boucle les épisodes de Mission Impossible, une série sans doute culte pour le montrichardais Alban Prou, le vendômois Christophe Marion et bien d'autres seconds rôles pour qui l'heure n'a pas encore sonné !
De la même manière, les partenaires de la gauche plurielle : Front de gauche et Europe Ecologie, pourtant si bien servis lors des régionales de 2010, n’ont pas fini de ronger leur frein en déplorant la domination du PS qui se défend pourtant de toute volonté hégémonique. Et le syndicaliste du Front de Gauche présent sur le canton d’Ouzouer, Pascal Chemin, candidat de toute la gauche unie, comme aux plus belles heures de la jacquerie automnale anti-retraites, ne nous en voudra pas de ne pas insister sur cette exception qui confirme cette règle que les socialistes sont collectivement très généreux, mais individuellement très égoïstes.
La vice-présidente du conseil Régional Karine Gloanec-Maurin, qui semble bien partie pour réaliser un grand chelem inédit de candidatures : municipales, européennes, régionales, cantonales et sans doute bientôt sénatoriales et législatives….semblait pourtant réellement sincère lorsqu’elle déplorait récemment sur les ondes de Plus FM « qu’aucun accord n’ait été trouvé avec les partenaires de gauche ! » Mais au fait, cet accord a-t-il été au moins recherché ? En même temps, quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer un accord avec des éléphants ?
Enfin, et c’est une autre raison du statu quo prévisible, la gauche qui a pourtant du scruter les forces en présence et les équipes sur le terrain n’a pas pu oublier les arbitres de ces joutes qui se disputeront en matchs aller-retour les 20 et 27 mars prochain avec un match d’appui décisif le 31 mars prochain, jour de l’installation de la nouvelle assemblée départementale et de l’élection du Président.
Ce jour-là, chaque voix comptera et le premier camp parvenu à 16 décrochera la timbale départementale. Mais au-delà des deux blocs droite-gauche, ou UPLC-PS, il faudra bien observer l’attitude des arbitres. Qui seront ces personnages clé, les héros décisifs qui feront pencher la balance dans un camp ou dans l'autre ? Le businessman du controis Jean-Luc Brault, dont on dit que Jean est à gauche, Luc est à droite et Brault est proche de Maurice Leroy ! Il y a aussi Marie-Hélène Millet qui espère que d’autres modem, et particulièrement Marc Fesneau et le « compagnon de route » Jean-Pierre Albertini, viendront tromper sa solitude. Voilà quatre candidats indépendants qui se disent ouverts au dialogue mais qui, depuis plusieurs années, n'ont rencontré que mépris et indifférence auprès d'une gauche locale qui leur a toujours claqué la porte au nez, au prétexte que ces modérés ne sont sans doute que des "capitalistes libéraux" masqués, dont les accointances avec la très suspecte économie de marché les rendent définitivement indigne de confiance et infréquentables.
Ce manque d’ouverture politique ou, tout simplement, d’ouverture d’esprit, risque de peser très lourd au moment du décompte final : Leroy.. Lorgeoux ou Leroy.. Fromet ou Leroy..Clement ou…. En fait, et c’est le dernier point, la gauche départementale n’a pas de champion, pas de leader naturel. Elle compte bien en Sologne un édile populaire et de haut niveau, mais tel le sphynx du FMI, la gauche semble le snober !
Alors pas de stratégie, pas d’alliances, pas de bilan, pas de leader naturel, pas de dynamique…. Cela fait beaucoup pour une opposition qui va se consoler en conservant tous les sièges qu’elle occupait et restera au chaud au sein de l’opposition indemnisée du Conseil général. Finalement, ne serait-ce pas là son véritable objectif ?
© 2011
Je respecte toutes les idées à partir du moment où elles sont bonnes. Beaucoup de Vendômois connaissent ma petite « phrase favorite » : Quand une idée est bonne, ELLE EST BONNE. Elle n'est ni de droite, ni de gauche, ni de je ne sais quelle sensibilité.
Ce qui ne m'empêche pas de ne pas toujours être d'accord avec certaines déclarations. En l'occurrence, je voudrais dire au « Silure masqué », que je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui, lorsque qu'il prétend (absence d'idées novatrices, reconduction des sortants, cumul des mandats..etc ). Premièrement le Conseil Général actuel peut être « jugé » sur un bilan et qui n'est pas « si mal que cela et je dirai même bon » (Bien sûr cela n'engage que moi). Deuxièmement, l'opposition, elle, ne peut être jugée que sur des critiques, même pas sur des propositions constructives (et justement de BONNES IDEES), elle en est encore à la « critique systématique » et aux petites guéguerres internes.
Je suis aussi pour le renouvellement quand cela est nécessaire, mais pourquoi changer une équipe qui marche bien et où « quelquefois » on remarque des personnes « dites de l'opposition » qui font corps avec cette équipe. Selon la formule « on sait ce que l'on perd, mais l'on ne sait pas ce que l'on gagne », surtout quand il y a effectivement plus de critiques que de propositions « réalistes », je préfère conserver, et de loin, l'Equipe actuelle.
Hélas, vous avez raison, Cher « Silure masqué », ce qui m'inquiète également aussi le plus, c'est la mobilisation des personnes à aller voter. Dans ces temps où l'on voit dans les Pays Arabes, Le Peuple se révolter et vouloir la « Démocratie », nous devrions nous rappeler, que nous avons TOUS dans nos familles des personnes qui en 1789 et les autres révolutions qu'elles ont faites, ont donné leur sang et leur vie, pour obtenir les droits que nous avons aujourd'hui. Puis en 1914/1918 et 1939/1945 des personnes qui ont donné leur sang et leur vie, pour conserver ces droits et les libertés.
Si nous avions TOUS seulement un tout petit peu de « Conscience » et en souvenir des ces Personnes là, nous devrions tous aller voter, même si nous ne trouvons pas notre compte dans tout ce qui nous est proposé, nous avons toujours la possibilité de mettre une enveloppe vide dans l'urne. Mais aussi qu'il faudrait « peut-être » réapprendre dans les Ecoles de la République, toutes ces VALEURS. Et concernant le droit de vote, « Cher Silure masqué », vous dites : « J'aurais souhaité un véritable engagement de tous nos femmes et hommes politiques pour un appel au vote », soit, je veux bien que ce soit les « hommes et femmes politiques qui « fassent cet appel », mais je pense que cela serait encore bien mieux, que cela se fasse au niveau de « l'Education Nationale », où je me rappelle « un temps que les moins de 30 ou 40 ans, ne peuvent pas connaître ( !) », nous avions des « leçons de Morale et de Civisme ».
Pour finir, je ferai un tout petit aparté tout à fait personnel, il faudra bien QU'UN JOUR nos Politiques révisent la loi pour faire reconnaître le « Vote Blanc », vote qui permettrait de dire aux Politiques, aux gouvernants de toutes les sensibilités qu'ils soient : « Désolé, mais nous ne sommes pas d'accord avec vous, ni avec les Autres ». Cela éviterait, je le pense, des « votes extrêmes » c'est-à-dire des « votes sanctions » dangereux.
Le débat est ailleurs : quel score des uns et des autres à l'approche des sénatoriales de l'automne et des législatives de l'été 2012? Aujourd'hui, un sondage nous indique que l'UMP et son partenaire le Nouveau Centre, qui correspond à l'UPLC départemental, ne serait pas qualifié pour le second tour de la présidentielle.
On voit ici tout l'enjeu des élections intermédiaires : 5 mois aprés la réforme des retraitres et avant trois élections majeures, chacun va se compter.
En oubliant qu'en quelques mois, la liberté de vote peu faire changer les résultats d'hier.
Et en oubliant surtout que, malheureusement, l'absention sera encore la grande gagnante et notre démocratie représentative la grande perdante.
Et j'aurais souhaité un véritable engagement de tous nos femmes et hommes politiques pour un appel au vote lors de ces cantonales.
Une note d'espoir : demain, c'est la journée de la femme. N'oublions pas leur sourire et les roses.
Félicitons néanmoins Michel Leroux pour les 17 millions d'euros que le conseil général a perdu dans le centre de formation des pompiers 41.
Vivement que le cinéma de Maurice Leroy s'arrête. Une fois à gauche, une fois à droite, au moins cet homme n'a pas qu'une parole!
UMP en Loir-et-Cher n'existe plus. Et le PS est incapable à par M.Lorgeoux à Romorantin.
Enfin que les vieux, Leroux, Bisson, Fromet, laissent leur place. Mais il parait que la soupe est bonne!
votre positionnement est courageux.
Vous avez raison, n'en déplaise à M.Fromet, vous appuyez là où ça fait mal. Que dire de son message qui tend à construire son argumentaire de campagne sur la contestation de la politique nationale. Les régions ne sont-elles pas pour la plupart à gauche? Pourtant la crise a fait son oeuvre en Région Centre, avec son lot de précarité. Que dire de la politique sociale du Maire de Vendôme, politique qui est au social ce que le canada-dry est à l'alcool? Allez donc poser la question aux agents de la ville de Vendôme et de la CPV, qui pour certains sont mis au placard, pour d'autres sanctionnés, voire licenciés. J'ai écouté avec beaucoup d'attention M.Fromet ce matin...Je suis "impressionné", je vais, comme lui attendre l'heureux jour où un leader et un programme sortiront du chapeau...car cela va arriver..c'est sûr, mais quand?
Donc oui, les jeunes socialistes ont bien du courage. A quand la limite d'âge en politique?
Donc oui, votre courage et votre pertinence sont les bienvenus. Continuez Pascal.
Il suffit parfois d'un rocher pour détourner le cours d'une rivière.
Attention tout même, à ce que disent les membres du FN. Droite et gauche c'est la même chose...... En effet, cette opinion se vérifie à quelque part.
Dans votre analyse vous n'évoquez pas ou si peu le rôles des autres partis. C'est peut-être là qu'il faut attendre du changement. Ces représentants, hors système, pourraient s'ils sont élus, jouer réellement le rôle d'opposants. L'avenir nous le dira.