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Maurice Leroy a été reconduit comme prévu à la Présidence du Conseil Général de Loir et Cher, mais sa réélection s’est accomplie avec un total de voix plus large que prévu. Grâce aux soutiens de Jean-Luc Brault et de Jean-Louis Marchenoir, respectivement conseillers généraux des cantons de Contres et de Mennetou/Cher, la majorité départementale UPLC compte désormais 20 membres ; l’opposition socialiste est réduite à 9 représentants ; Marie-Hélène Millet reste pour sa part l’unique représentante du Modem.
Ces ralliements « officiels » ont provoqué les interrogations du nouveau chef de file de l’opposition, Gilles Clément : « pourquoi chercher à débaucher, à manœuvrer dans l’ombre, à déstabiliser…a-t-il lancé à l’intention de Maurice Leroy. Il s’agit de procédés qui portent discrédit sur l’action politique. Comment dès lors s‘étonner de la désaffection croissante des électeurs ? ».
Pour défendre cette politique locale d’ouverture, Maurice Leroy a cité le poète François Villon : « Quand compagnons sont débauchés, ils ne cherchent que compagnie ». Maurice Leroy voulait sans doute dire, à travers cette réplique, que l’UPLC était plus hospitalière que le groupe des élus socialistes et républicains ! Ainsi donc, Jean-Louis Marchenoir s’est –il senti seul ? Jean-Luc Brault a-t-il épuisé les charmes de l’indépendance et n'étonnera-t-il pas son entourage en inaugurant sa délégation à l'insertion par sa propore insertion au sein de la majorité départementale ? Avant eux, Jean-Paul Pinon déprimait-il de ne pas être dans le camp des plus forts, alors que la démographie médicale attendait que l’on vole à son secours ?
Invité à commenter ces ralliements, vécus par certains comme des trahisons, Jeanny Lorgeoux a parlé de « fidélité à l’égard de ses électeurs ». C’est bien de cela dont il s’agit en effet. Un élu au suffrage universel n’est pas seul et ne doit pas se sentir seul puisqu’il entre dans son mandat, et dans une assemblée, porté par toutes les voix qui se sont portées sur son nom, sur son engagement, sur son orientation politique, sur ses convictions. Le respect de cet engagement ne dure pas ad vitam aeternam mais au moins le temps d’un mandat, qui est toujours en politique un contrat à durée déterminée puisque les règles et les calendriers de la démocratie prévoient un retour régulier devant les électeurs qui disent stop… ou encore.
Entre temps, un élu peut naturellement évoluer, rejoindre le camp adverse, s’opposer avec force ou de manière constructive, approuver finalement la politique menée par ses concurrents…et nul ne saurait le lui reprocher. Mais peut-il pour autant disposer comme bon lui semble du mandat que lui ont accordé ses électeurs, sur la base d’une profession de foi ? Sauf à considérer que cet acte est sans valeur ; que le chèque, ou plutôt le mandat, était en blanc, cet exercice est difficile.
Alors la seule issue n’est-elle pas de rendre son mandat et de retourner devant ses électeurs pour leur demander quitus pour leur nouveau positionnement ? Ou de relire avec gourmandise « la ballade des contradictions » dite aussi « ballade du concours de Blois » de l’excellent poète François Villon.
© 2011
Concernant le sujet qui nous occupe, je n'ai jamais écrit ou dit que seule la gauche ou la droite avait de bonnes idées. Bravo, même, à celles et ceux qui arrivent à travailler ensemble quelles que soient leurs opinions politiques. Et bien évidemment que ce qui compte avant tout dans une entreprise, ce sont les compétences. D'ailleurs, dans une entreprise, le contrat est clair : compétence contre rémunération.
En démocratie, il en va légèrement différemment, car il y a en plus des électeurs. On ne s'engage pas tout seul, on s'engage avec ceux qui vous ont élu et l'élu se doit de respecter le contrat, le programme sur lequel il a été élu. Je ne suis pas sûr que le programme de Jean-Louis Marchenoir expliquait qu'il allait devenir Vice-Président de Maurice Leroy, ni que Béatrice Arruga a expliqué au moment de son élection qu'elle espérait devenir directrice de cabinet de Maurice Leroy.
Cela pose aussi les limites de ce que l'on peut cautionner ou pas. L'un comme l'autre sont désormais solidaires de la majorité actuelle, majorité dirigée par un ministre de Nicolas Sarkozy. Que pensent le nouveau vice-président et la nouvelle directrice de cabinet des déclarations d'un autre ministre, Monsieur Guéant ? Que pensent-ils du Front Républicain face au Front National ? Sur quels sujets sont-ils d'accord, et sur quels sujets sont-ils prêts à démissionner ?
Il ne s'agit pas simplement de prendre une place ou une vice-présidence, mais bien de l' « unité d'un homme » ou d'une femme, d'avoir une cohérence entre ses idées et ses actes. C'est à ce prix que la politique retrouvera ses lettres de noblesse.
Ayant un certain âge et ayant vu « défiler », pas mal de gouvernements et d'Hommes politiques j'ai constaté que lorsque certaines personnes étaient dans l'« OPPOSITION » (mot qui ne veut rien dire ou trop dire), ces personnes avaient plein d'idées et lorsque la voix de urnes les font passer dans la « MAJORITE » (mot qui ne veut rien dire ou trop dire), brutalement elles cessent d'avoir des idées ! C'est que, brutalement se retrouver face à la réalité, les bonnes idées d'hier, brusquement, ne deviennent pas si bonnes que cela.
Personnellement que Béatrice ARRUGA devienne Directrice de Cabinet de Maurice LEROY, cela ne me dérange absolument pas. Que Jean-Louis MARCHENOIR soit Vice-Président, non plus. Je ne dis pas cela parce que j'avoue être proche de Maurice LEROY, mais parce que, ayant dirigé une entreprise pendant trente ans, lorsque j'embauchais des Collaborateurs ou des Employés compétents, je ne leur demandais pas s'ils étaient de Gauche, de Droite, du Centre ou d'ailleurs. Je leur demandais d'être compétents. Il vaut mieux s'entourer de gens qui ont de bonnes idées, qui ne sont pas fainéants, qui ont du « BON SENS » (denrée rare de nos jours), qui n'ont pas d'illères et peu importe d'où ils viennent.
Il y a deux sortes de « Patrons » au sens large du terme. Il y a les faibles et incompétents, ceux qui ne voulant pas se « faire déborder », s'entourent de personnes aussi incompétentes qu'eux où encore plus incompétentes, où, s'ils « héritent » d'une personne compétente, font tout pour s'en débarrasser. Puis il y a ceux qui sont de « vrais Patrons » et qui n'hésitent pas à s'adjoindre des personnes qui peuvent leur apporter un plus. Qui ont même le courage de reconnaître que dans certains domaines ils ne sont « pas au top » ou qu'ils ne peuvent pas tout faire, et ceux là n'hésitent pas à embaucher des personnes compétentes, soit pour les aider, soit pour prendre en mains le domaine où ils n'excellent pas. Ceux là sont de vrais Patrons.
Et puis pour revenir sur la « Honteuse affaire de la Traîtrise » de Jean-Louis MARCHENOIR, alors là aussi c'est absolument dans la même veine. Je ne connais pas personnellement Jean-Louis MARCHENOIR, mais j'étais dans la tribune lors de l'élection de Maurice LEROY, et j'ai entendu la déclaration de Jean-Louis MARCHENOIR. Il n'a absolument pas renier ses convictions politiques (malgré les « petits soucis » que ses « amis » lui ont faits), il a même dit haut et fort qu'il ne reniait pas ses convictions politiques, il a dit haut et fort qu'il serait toujours contre Nicolas SARKOZY et que lorsque quelque chose ne lui plairait pas il le dirait haut et fort. Voilà un Homme qui a le courage de dire ce qu'il pense. Et voilà quelqu'un qui justement a compris que les bonnes idées, les bonnes personnes ne sont pas toutes de gauche quand on est « de gauche » ou vis et versa. C'est cela qui commence à énerver sérieusement les électeurs et qui les éloignent des urnes. Si je me trompe, j'espère qu'il me démentira.
C'est cette rivalité « gauche » « droite » qui ne rime plus à rien et qui nous mène droit dans le mur. C'est en réunissant toutes les personnes de bonne volonté et qui auront envie de travailler (dur) pour le bien du Loir et Cher (et plus généralement pour LA FRANCE), sans s'occuper de savoir si la bonne idée ou la bonne décision vient de « gauche » ou de « droite », mais que c'est simplement une bonne idée ou une bonne décision et qui sauront passer au-dessus de la petitesse des gens qui ont des illères « soudées » de chaque côté des yeux.
Je ne vous connais pas Monsieur Jean-Louis MARCHENOIR, mais si j'étais un de vos électeurs, je serais fier de vous et je ne jugerai que le bon travail que vous faîtes et peu importe avec qui vous le faites.
Désolé, mais je suis encore de ceux qui pensent que le « Bon sens » finira par l'emporter sur la bêtise.
Que reste t-il d'élus qui trahissent leurs idées pour un peu plus d'argent ou de pouvoir?
Notre démocratie ne sort pas grandie de ces épisodes où les électeurs sont perdus, bafoués, humiliés. Certains élus rigolent bien aujourd'hui de ce joli coup. Demain, ils pleureront peut-être en se demandant pourquoi plus personne ne croit en la démocratie. Ces pleurs seront dans 5 ans, dans 10 ou 20 ans....D'ici là, ce qui compte, c'est le joli coup politique...Alors bravo Momo, vous devenez aussi bon que le Président de la République au début de son mandat...et qui risque de ne même pas être au second tour de la Présidentielle dans un an.
Jean-Louis Marchenoir aurait pu garder sa liberté, voter tel texte ou pas, et cela aurait été considéré comme une opposition constructive. Au lieu de cela, il s'asservit au plus fort.
Je plains sincérement ses électeurs. Mais je plains surtout notre démocratie représentative, qui, une fois de plus, a été bafouée. Demain, il y aura encore moins d'électeurs, et les extrémes seront encore plus sur-représentés. On criera au loup, on se demandera pourquoi, on se lamentera...et on se souviendra peut-être de cet épisode.
Pour conclure, je souhaite que notre nouveau Conseil Général se remette rapidement au travail au service de tous les habitants de notre beau département, quelles que soient leurs opinions politiques, religieuses ou syndicales.