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Blog de Pascal Gaultier

JAMAIS SANS JEANNY !

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! Jeanny Lorgeoux manque à l’appel. Le sénateur-maire de Romorantin-Lanthenay n’a pas signé « l’appel des 200 », texte  intitulé « Rassemblés pour gagner ». Le brillant édile romorantinais, qui n’a jamais caché son intérêt pour Manuel Valls et, à défaut, pour Emmanuel Macron, prend donc son temps et poursuit sa réflexion avant de révéler pour qui son cœur et son intelligence lui diront d’incliner.

Le soutien à Benoit Hamon, apporté par une liste de 200 élus des six départements de la Région Centre Val de Loire au premier rang desquels figurent le Président François Bonneau, deux sénateurs, six députés et des dizaines de conseillers régionaux, départementaux, maires, conseillers municipaux… n’a pas suffi à impressionner Jeanny Lorgeoux qui n’avait pas caché, lors des débats de la primaire, toutes les réserves et toutes les craintes que suscitaient chez lui « le besoin de rêve » et « l’utopie » du discours du candidat Benoît Hamon. Il me revient aussi ces paroles qui avaient fait beaucoup tousser, il y a déjà quelques années,  lorsque celui qui ne reconnait à l’évidence comme filiation et référence politique que la seule figure mitterrandienne, avait confié sur les ondes de la radio « qu’il était un socialiste modéré…. Et modérément socialiste » !

Rien n’a donc à ce jour entamé son scepticisme et la distance qu’il garde à l’égard de ce futur qu’il ne trouve visiblement  pas très  désirable : ni cette volonté d’une gauche qui se veut pourtant rassemblée, écologiste et progressiste ; ni la présence dans la liste de ses  adjoints Didier Guénin, Michel Guimonet et de sa directrice de cabinet Tania André ; ni les invitations à signer du maire de Blois, Marc Gricourt,  et du Président d’Agglopolys, Christophe Degruelle, alors que ce dernier était partant pour le suppléer aux sénatoriales avant que la loi n’impose, une nouvelle fois, à Jeanny Lorgeoux, de choisir une femme plutôt qu’un homme….

« C’est de l’entêtement ou de la déloyauté » diront certains ; « c’est du bon sens et de l’intelligence » rétorquera Jeanny Lorgeoux qui n’a jamais craint d’avoir raison contre tout le monde ; et qui ne craint pas les mesures de rétorsion. Car parlons, justement, du retour de bâton politique. Vexé et mécontent que Jeanny lorgeoux n’embarque pas sur le Titanic, Marc Gricourt rappelle les règles de discipline au sein du Parti socialiste et menace « d’en tirer les conséquences » en considérant que « le candidat aux futures sénatoriales ne devrait pas bénéficier du soutien du PS ». Quel terrible chantage !

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