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LE MOUTON N'EST PAS UNE SPECIALITE LIMOUSINE !
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Ainsi donc, les militants socialistes du Limousin n'ont pas validé la liste de candidats, proposée pour la région Centre-Auvergne-Limousin par la rue de Solférino, pour les prochaines européennes. Ils ont décidé de jouer les rebelles sous le pretexte, sans doute très "fallacieux" aux yeux de Martine Aubry, que cette grande région recelait suffisamment de socialistes de talent sans avoir besoin du renfort de candidats parachutés ! Ils ne veulent pas du fabiusien Henri Weber et considèrent qu'un socialiste de race limousine sera mieux à même de les représenter à Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg... que l'une des icones de mai 1968, fondateur de la LCR, qui affiche certes un beau palmarès d'élu -ancien maire-adjoint de Saint-Denis, ancien conseiller municipal de Dieppe, ancien sénateur de Seine-Maritime, député européen sortant élu dans le... Nord Ouest, mais qui, à l'évidence, n'a pas laissé de trace marquante du côte de Limoges, au pied du Mont-Dore, ou sur les bords de Loire ! Pour défendre sa cause, Henri Weber pourra sans doute rappeler qu'il adore la Porcelaine de Limoges, qu'il a visité Vulcania et tous les chateaux de la Loire, mais cela ne suffira sans doute pas à séduire les socialistes locaux qui sont convaincus qu'un bon candidat du terroir vaut mieux qu'un mauvais parachuté ! D'autres se demanderont aussi peut-être si cet illustre "noniste" du référendum européen de 2005, est vraiment le mieux placé, aujourd'hui, pour défendre la cause européenne ! En deuxième position figurait par ailleurs une tourangelle "royaliste", Cécile Jonathan, adjointe au maire de Tours, et qui a visiblement soufflé à la loir-et-chérienne, Karine Gloanec-Maurin, la seconde place, donc en position d'éligible, qui lui était promise ! L'adjointe au maire de Saint-Agil a été sacrifiée sur l'autel de la réconciliation entre les partisans de Martine et ceux de Ségolène, et sa nomination au poste de secrétaire nationale adjointe à la culture, ne lui fera sans doute pas digérer totalement la déception de laisser ainsi échapper un fauteuil au parlement européen. Cela n'ote cependant rien aux qualités de Cécile Jonathan, qui va sans doute venir se faire connaître en Loir-et-Cher, même s'il flotte dans cette désignation comme un petit parfum de népotisme, l'heureuse élue (enfin presque) étant la compagne du député d'Indre-et-Loire, Jean-Patrick Gille, également secrétaire fédéral du PS 37. Reste enfin à savoir si le duo (en sursis ?) Weber-Jonathan saura mobiliser les électeurs socialistes et rassurer Laurent Fabius, le grand ami de Henri Weber, qui se demandera peut-être, au sein de la famille Gille-Jonathan, qui va garder les enfants ?
PS : dans la série, je n'ai (presque) aucune attache locale mais je me présente quand même aux européennes, à suivre également la saga de Jean-Marie Beaupuy, candidat Modem sur la région Centre-Auvergne-Limousin, et qui est député européen sortant élu en 2004 dans le Grand-Est ; conseiller municipal de Reims ; ancien conseiller général de la Marne... mais qui est né près de Bourgueil ! Ouf ! |
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