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EN EFFET, L'ADA BASKET PART EN "JUS DE BOUDIN"
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Sur le parquet d'Angers, mardi soir, les basketteurs de l'ADA Blois Basket ont subi leur douzième défaite de la saison, et leur troisième revers consécutif. Ce triste constat, au terme d'une prestation jugée encore très moyenne, a provoqué ce commentaire laconique de l'entraineur blésois Nicolas Faure "ça part un peu en jus de boudin" (cit. NR du 22/04/09). 72 heures plus tôt, Ivan Saumet, patron de la polyclinique de Blois, et partenaire privilégié du match face à GET Vosges, avait offert au club un défibrillateur, objet symbolique, pour "redonner du coeur à l'ouvrage à une équipe qui en a parfois manqué cette saison." Juste de l'humour ? A trois journées de la fin du championnat, l'ADA pointe en tout cas désormais en 6ème position au classement de Nationale 1, sans aucune certitude de pouvoir conserver ce rang, compte tenu d'une part d'un calendrier qui leur propose encore trois rencontres difficiles, dont un déplacement à Reims et la réception de Bordeaux ; et d'autre part du niveau de jeu actuel de l'équipe. Bien sur, l'ADA Blois n'a plus rien à espérer ni à craindre dans ce championnat qu'elle peut terminer "en roue libre." Une sixième ou une septième place ne changerait pas grand chose au bilan d'une équipe qui, au final, n'aura pas répondu aux attentes des supporters et des partenaires du club qui ne regarderont sans doute, et à juste titre, que la moitié vide de la bouteille "de rhum" ! Après une saison 2007-2008 très prometteuse, et un effectif renforcé qui, sur le papier, avait très fière allure, on attendait en effet beaucoup mieux des basketteurs blésois. Evidemment, ils n'avaient pas une obligation de montée, et le président Philippe Daudin a inlassablement répété qu'il ne fallait pas brûler les étapes ; que l'accession en Pro B était un objectif pour 2010-2011 ; que le club avait besoin de renforcer son organisation, ses structures et son budget ! Ces réfexions raisonnables étaient bien reçues par un public -le meilleur de Nationale 1-, qui accorde à son équipe une confiance et une affection qui semblent sans limites. Mais de là à se contenter d'une sixième place, comme l'objectif minimum -syndical ou contractuel ?- rappellé à plusieurs reprises par le coach Nicolas Faure, il y a un pas qui paraît difficile à franchir ! Il n'y a pourtant pas de honte à terminer dans le premier tiers du tableau, et l'on ne fera pas appel à Notre-Dame du Pardon pour s'excuser auprès des supporters de cette copie en demie-teinte rendue cette saison par les basketteurs blésois. Chacun pourrait d'ailleurs se satisfaire de cette performance, au cours d'un exercice "de transition", si l'on avait pas la désagréable impression que, dans ce jeu de l'oie qui doit mener L'ADA Blois au paradis de la Pro B, l'équipe et le club ont malheureusement reculé de plusieurs cases. Il y a un an, au terme d'une saison remarquable, la tâche des dirigeants blésois semblait bien de renforcer encore un peu un groupe qui avait marqué les esprits. Un an après, la problématique semble bien différente et c'est à un grand chantier de reconstruction que le président Philippe Daudin va sans doute devoir s'atteler. Les piliers de la maison verte ont en effet montré cette année d'inquiétants signes d'essouflement. Et après avoir si souvent salué les performances passées des cadres Johan Blot et Néhemiah Brazil, on ne pourra que constater qu'ils n'ont été cette saison que l'ombre d'eux-mêmes ! Une saison de plus dans les jambes suffit-elle à expliquer cette baisse de régime ? Ian Caskill, le nouvel intérieur américain, n'a pas fait oublier Orr. Que de regrets d'avoir laissé filer le grand Lorenzo devenu, parait-il, trop gourmand pour les finances du club, mais qui a laissé un énorme vide dans la raquette de l' ADA ! "Il a fait le job" le grand Ian, mais la sentinelle de l'équipe n'a pas tiré ses camarades vers le haut. Comment expliquer encore les hauts et les bas de l'ailier Recoura, l'un des benjamins de l'équipe, qui s'est sans doute souvent répété cette saison que, décidément, au centre fédéral, on travaillait plus et on travaillait mieux. Cette pépite du basket n'a pas donné sa pleine mesure, à Blois, où son jeune talent aurait mérité un management plus confiant et encourageant. Dans cette rapide revue d'effectifs, on relèvera aussi l'énergie et le talent des meneurs Pierre Brochard et Fabien Calvez ; le sérieux et l'expérience de David Condouant ; l'abnégation et l'état d'esprit de Marc Mercier... autant de qualités rassemblées qui ont, certes, permis à l'ADA de s'accrocher au peloton de tête, mais sans démontrer vraiment qu'elle avait les moyens, ou la volonté, de se mêler à la lutte. Un grand chantier s'ouvre donc pour le Président Philippe Daudin. Et les questions en suspens sont nombreuses. Quels joueurs l'ADA doit-elle conserver dans son effectif ? Nicolas Faure reste-t-il l'homme de la situation ? Sa gestion du groupe est-elle pertinente et efficace ? L'encadrement technique est-il à la hauteur des enjeux et des ambitions du club ? Les infrastructures dont le club a besoin vont-elles réellement voir le jour afin d'offrir aux joueurs de meilleures conditions matérielles d'entrainement ? Autant de questions, autant de défis pour l'ADA qui doit veiller avec beaucoup de vigilance à conserver intact l'immense élan de confiance et de sympathie dont elle bénéficie de la part du public et des partenaires du club. |
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COMMENTAIRES |
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Faut rebatir une nouvelle équipe qui nous fasse rêver.