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LEROY-DEGRUELLE : UN NOUVEAU TANDEM POUR LE LOIR ET CHER ?
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La brouille n'aura pas duré trop longtemps entre le Conseil Général de Loir et Cher et Agglopolys. Maurice Leroy et Christophe Degruelle ont laissé passer l'été avant de renouer un dialogue fructueux puisque le différent qui les opposait au sujet de la participation financière du département dans la construction du futur centre nautique de l'agglomération blésoise a connu, ce vendredi 2 octobre, un épilogue satisfaisant pour les deux parties. Le Conseil Général va finalement débourser la somme de 2,75 millions d'€ ! C'est moins que les 3,5 millions d'€ prévus dans les premiers échanges épistolaires, mais c'est beaucoup plus que le million d'€ annoncé, un beau matin de juin, par un Maurice Leroy excédé par les objections et les réclamations de Michel Fromet, le chef de file de l'opposition de gauche au Conseil Général. A l'heure de la réconciliation et de l'annonce du compromis, les deux présidents n'ont pas rameuté leurs fidèles, ou leurs infidèles, pour proclamer la bonne nouvelle. Les deux hommes étaient seuls, histoire de bien montrer que, désormais, les grands dossiers de l'agglomération seront traités en tête à tête par le nouveau tandem. "Les hommes, ça compte ; les rapports humains, ça compte" a déclaré Maurice Leroy qui se félicite que le dialogue soit renoué sur de bonnes bases, "ni politiciennes, ni polémiques". "Nous avons travaillé directement" confirme Christophe Degruelle qui rappelle que "l'agglomération regroupe des élus de toutes sensibilités, alors que "le groupe socialiste au Conseil Général a un autre fonctionnement. Il vit sa vie". Expression sibylline pour se démarquer de Michel Fromet et l'inviter sans doute à réécrire la copie d'une opposition souvent stérile. Si les élus ne se sont pas noyés dans le bassin des malentendus politiciens, c'est aussi parceque le repos estival, la réflexion et la raison leur ont sans doute soufflé à quel point il aurait été catastrophique, et improductif, pour le département et l'agglomération de poursuivre plus longtemps ce mauvais scénario. On ne prend pas impunément l'intérêt général en otage et il était important de sortir de cette crise par le haut ; d'autant que le département et l'agglomération ont d'autres projets en commun, et en suspens, à commencer par la réunion des structures de développement économique. Au plan politique, cet épisode révèle en tout cas une grande habileté de Christophe Degruelle. Il y a du Jack Lang ou du Jeanny Lorgeoux dans cette attitude et dans cette manière de jouter finement avec l'adversaire. Il n'est pas tombé dans le piège des querelles stériles et l'heureux dénouement de cette affaire devrait incontestablement assoir le magistère politique d'une personnalité dont on attend que les actes égalent peu à peu la promesse des discours.
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COMMENTAIRES |
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Le problème en France, c'est que l'on politise tout et n'importe quoi, simplement pour le plaisir de polémiquer.
Gauche, droite, cela veut dire quoi ? Que l'on doit être des godillots ? Encartés ? Que l'on n'a plus le droit d'avoir son opinion personnelle. Sur Vendôme l'on connaît bien ma formule préférée "Il n'y a pas de bonne idée de droite ou de gauche, il n'y a que des bonnes idées".
Ce qui c'est passé pour Agllopolys, c'est quoi ? Et bien c'est deux personnes intelligentes qui se sont mises face à face et qui dont discuté et non polémiqué. Ils sont échangé de façon courtoise, probablement en regardant chacun leurs intérêts personnels, mais en essayant de trouver la solution qui satisfait tout le monde (sauf les bornés, les endoctrinés, les sectaires).
Voilà deux Hommes qui ont su faire passer l'intérêt public avant leurs intérêts personnels.
Jean de la Fontaine aurait peut-être terminé en disant :"Sans oeillères l'on voit plus loin que le bout de son nez". Mais je ne suis pas Jean de la Fontaine et il aurait sûrement trouvé mieux.