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REGIONALES 2010 : PRE-CASTING DE CAMPAGNE (2). REGARDS A GAUCHE.
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Au début de l'été, dans la perspective des élections régionales 2010, nous avons osé une première revue de pré-casting -et pardon au passage pour ceux qui n'ont pas été cités, même si c'était volontaire- afin de recenser les acteurs potentiels de ce passionnant rendez-vous politique de mars prochain. Les deux têtes d'affiches seront donc bien le président socialiste sortant François Bonneau, et le secrétaire d'Etat UMP Hervé Novelli. Une tierce personne pourra-t-elle venir se mêler à ce combat des chefs ? La tâche ne parait pas facile même si le Modem, avec Jacqueline Gourault comme chef de file régionale (?), et les verts, encore tout auréolés de leur performance aux européennes, ne vont pas mener cette campagne pour faire de la figuration. Barrer pour autant la route de la finale à François le montargois ou Hervé le tourangeau sera difficile tant nos deux hérauts semblent décidés à se livrer une joute sans merci, en y jetant toutes leurs forces, toutes leurs troupes et toutes leurs idées. Mais la conquête d'Orléans passe par le succès sur les champs de bataille que constituent les six départements de la Région Centre. Qui prend les armes -les armes des idées et du débat bien sûr- en Loir et Cher ? A gauche, les forces seront dispersées puisque le mot à la mode est Autonomie. La gauche plurielle est en miettes et le Parti Socialiste devra donc patienter jusqu'au deuxième tour avant de faire une place, plus ou moins grande, à ses alliés communistes et verts qui ont décidé de faire cavalier seul. Pas sur que les vélléités parisiennes des Melenchon-Buffet ou des Cohn-Bendit-Dufflot soient d'ailleurs vraiment du goût des acteurs locaux qui reconnaissent, à l'instar du conseiller PC sortant Jean-Claude Delanoue, qu'en Région Centre, et en dépit de leurs différences, ils ont fait vivre la gauche plurielle de façon plutôt efficace et constructive. A l'occasion de ces régionales, les voix des grands leaders rouges-verts porteront sans doute moins et dans le Centre, côté casting, et en l'absence de vedettes, ces partis sont un peu à la recherche "de la nouvelle star". On comprend du coup l'angoisse des communistes qui, à l'heure des comptes et des mécomptes, pourraient rester à quai en regardant filer un TER qui sera plus accueillant à l'égard des verts et du Modem. Quelle ironie du sort pour les communistes qui s'occupaient des transports en Région Centre ! Entre les deux tours, les jours et les nuits seront en tout cas animés pour rassembler les hommes et ficeler un projet. A cet égard, le Parti Socialiste doit se préparer à tous les sacrifices car il devra sans doute faire preuve de beaucoup de générosité et d'ouverture pour réussir la mission impossible de satisfaire les protagonistes d'une improbable union allant du PC au Modem, le mot d'ordre "tout sauf Sarkozy", pardon "tout sauf Novelli" n'étant peut-être pas un ciment suffisant pour une union de qualité. Cette stratégie d'alliance semble en tout cas bien être au coeur du débat qui préoccupe les socialistes du Loir et Cher. Car si François Bonneau ouvre toutes les voies du dialogue, lucide et conscient qu'il aura plus de difficultés à conserver la Présidence de région sans l'appui du Modem, l'appareil socialiste du 41 parait quand à lui beaucoup plus réservé, voire hostile, à une telle alliance. La conseillère sortante Tania André (Plus FM 29/10) a bien évoqué la cogestion d'Agglopolys par Christophe Degruelle et Jacqueline Gourault, mais il n'est pas sûr que cet exemple saura convaincre les nombreux amis locaux du très vertueux Benoit Hamon que l'avenir sera plus radieux avec le modem qu'avec le PC. Reste enfin le casting. Qui pour conduire et figurer sur la liste ? L'appareil socialiste est au travail et ne laisse pas filtrer grand chose. La campagne est très interne et ne s'inspire à l'évidence pas de l'esprit qui a récemment soufflé à gauche autour des primaires plus ou moins ouvertes, même si il ne nous a pas échappé qu'il était question des présidentielles 2012. Les prétendantes, puisque François Bonneau souhaite que ce soit une femme qui conduise la liste en Loir et Cher, sont, à notre connaissance, au nombre de deux : Karine Gloanec-Maurin, adjointe au maire de Saint-Agil, membre du CESR ; et Béatrice Arruga, adjointe au maire de Vendôme, actuelle vice-présidente du conseil régional du Centre. Derrière ces drôles de dames, des noms circulent encore, comme celui de Tania André, vivement soutenue par Jeanny Lorgeoux, ou Alain Beignet, au nom de l'expérience, au nom de la Sologne, et du fait que, pour l'instant, dans ce casting réduit, il soit le seul qui ait un jour gagné une élection sur son nom propre. Et puis il y des noms qui ne circulent plus. Celui du sortant Bernard Valette pour qui le moment semble venu de passer le relais. Il y a aussi les premiers rôles de la gauche locale, les grands élus que sont Marc Gricourt, Christophe Degruelle, Jeanny Lorgeoux ou pourquoi pas Catherine Lockhart, mais qui ne sont ni disponibles, ni interessés, ni sollicités. A l'heure de la campagne, leur notoriété et leur expérience feront sans doute grandement défaut pour que le Loir et Cher prenne sa part dans le succès éventuel de François Bonneau. Car la gauche devra avoir du souffle et de la répartie pour faire campagne contre Maurice Leroy, porte-drapeau de l'UMP et du Nouveau Centre réunis, à qui elle pourra cependant toujours poser cette question : candidat aux régionales en étant déjà Président du conseil Général, Porte parole du Nouveau Centre, député du Loir et Cher, Vice-président de l'Assemblée Nationale, Président du Pays Vendômois... est-ce bien raisonnable ? A moins que Maurice Leroy ne conduise finalement pas cette liste... ce dont nous parlerons dans un prochain article en évoquant la préparation des régionales au centre et à droite. |
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COMMENTAIRES |
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Plus sérieusement - quoique - ce qui arrive à Béatrice ARRUGA s'est déjà produit lors des précédentes élections régionales, au moment de la constitution de la liste socialiste. C'est une habitude, et cela se saurait si la compétence et la fidélité étaient la garantie de continuer à donner entièrement son âme à l'amélioration de la vie de la cité.
Toutefois, celles et ceux qui se satisfont aujourd'hui d'être bien placés sur cette liste de gauche, après tant d'efforts obscurs de la part de leur Maître respectif, devraient bien se méfier de la refonte de cette liste à l'occasion du deuxième tour! Un peu de vert par ici (Monsieur Tricot par exemple, quittant un navire pour le rejoindre autrement), de l'orange par là ...
Bref, les années passent, et se ressemblent. Maintenant, dans la mesure où les électeurs observent le même mouvement dominical, bien qu'ils ne cessent jamais de râler au sujet de la qualité relative de leur représentant, pourquoi modifier dans ce cas une formule qui permet la victoire?
L'élection au scrutin uninominal des conseillers territoriaux sera, en ce sens, bien plus intéressante dans les années à venir.