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LE PERRUCHOT NOUVEAU EST ARRIVE !
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18 mois... Est-ce le temps nécessaire pour digérer une -sévère- défaite électorale ? Est-ce le temps minimal pour dissiper l'amertume, le sentiment d'injustice et les rancoeurs ? Est-ce le temps utile pour discerner les vrais et les faux amis ; les bons et les mauvais alliés ? 18 mois doivent-ils s'écouler avant d'engager l'indispensable autocritique et la réflexion qui permettent de rebondir ? Il n'y a sans doute pas de vérité absolue dans cette vie politique, marquée par ses périodes de grâce et de disgrâce, mais dans le cas de Nicolas Perruchot, il semble qu'une page soit enfin tournée et le député Nouveau Centre du Loir et Cher, ancien maire de Blois, apparait aujourd'hui bien rasséréné. L'analogie entre les vins primeurs qui égayent cet automne et le retour sur l'avant-scène politique de l'ancien maire de Blois, de surcroit grand amateur de sodas, est sans doute osée, et un peu facile, mais les dernières interventions sur les ondes de Nicolas Perruchot laissent vraiment penser que le "Perruchot Nouveau" est arrivé. L'édile blésois reste combatif, mais avec une fougue maitrisée. Et si il garde intact le sens de la formule, il n'abuse plus des upercuts verbaux ni des phrases assassines. L'heure n'est plus aux réglements de comptes mais plutôt au jeu de rôles classique, dans les régles de l'art des joutes politiques. A l'égard de Marc Gricourt, son successeur à la mairie de Blois, "qui ne concrétise pour l'instant que les projets de l'ancienne municipalité", il se montre indulgent. Il connaît les vicissitudes du poste et de l'animation d'une équipe municipale. Le destin de Christophe Degruelle ne l'inquiète pas outre mesure. "Les maires de l'agglo ne sont pas tous de gauche et au delà, personne ne le connait". Il ne croit pas non plus que le tandem Gricourt-Degruelle fonctionnera bien encore longtemps. A l'égard de Marc Fesneau, son rival Modem aux prochaines régionales, il se montre même plutôt cordial. "Qu'on ne compte pas sur moi pour attaquer Marc Fesneau" prévient N. Perruchot qui a même retrouvé le numéro de portable de Jacqueline Gourault dont il a récemment accepté l'invitation à participer à un diner convivial, dans un restaurant proche du Sénat, durant le Congrès des Maires de France. Au milieu des quelque quatre-vingt convives de tous bords, l'ancien maire a paru très à l'aise. A Paris, où il passe une bonne moitié de son temps, le député a de l'entregent. Il serait bien vu de l'Elysée et de Matignon ; il accompagne Nicolas Sarkozy au Brésil et Christine Lagarde en Chine. Les finances le passionnent mais il s'interroge sur la burqa et participe avec assuiduité à la mission parlementaire sur le port du voile intégral. Et voilà les régionales qui se profilent à l'horizon. Le forfait de Maurice Leroy profite à Nicolas Perruchot qui conduira la liste UMP-Nouveau Centre. L'occasion est excellente de se remettre en selle car ce boxeur politique qui compte quatre retentissantes victoires -mais aux points tant les écarts furent parfois serrés- dans des cantonales, des municipales et des législatives, pour une défaîte -par KO- dans sa ville, en mars 2008, n'a pas dit son dernier mot et il veut reprendre toute sa place au sein du paysage politique local. La tribune politico-médiatique que va lui offrir ces régionales devrait l'aider à revenir sur le devant de la scène et si, malgré les vents contraires qui soufflent actuellement sur la majorité présidentielle, il apportait une belle pierre dans le camp d'une possible victoire de Hervé Novelli, son horizon serait du coup, à nouveau, totalement dégagé. En attendant, la tête de liste départementale prépare son entrée en campagne, avec la volonté d'avoir les coudées franches pour construire une bonne liste, débarassée de toutes les scories politiciennes du passé. Pour Nicolas Perruchot qui vécut une trentaine triomphante avant la brutale sortie de route de mars 2008, l'heure est au nouveau départ. Il peut sans doute l'imaginer, ne serait-ce que grâce à un état civil qui révèle qu'il reste le benjamin du quatuor majeur des dernières municipales blésoises -Degruelle, Gricourt, Mortelette, Perruchot-. Enfin, quelqu'un qui conduit encore fréquemment ses enfants à l'école primaire et au collège ne peut sans doute pas être déjà rangé au rayon des souvenirs de la politique locale. |
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