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REGIONALES 2010 : REFLEXIONS SUR UNE ABSTENTION -TROP- ELEVEE
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Les élections régionales sont terminées. Les urnes ont rendu leur verdict et confirmé la gauche plurielle de François Bonneau aux commandes de la région Centre. Le propos n'est pas ici de stigmatiser quiconque ni d'adresser trop de reproches à ces "aquoibonistes" ou ces "démocratristes", mais plutôt de tenter de comprendre pourquoi les enjeux d'une élection importante pour le quotidien des gens n'ont absolument pas été saisis. Cette interrogation s'adresse évidemment d'abord aux politiques ; elle s'adresse ensuite à la Presse ; et elle s'adresse enfin aux électeurs souvent plus prompts à râler qu'à s'informer et à saisir les perches des scrutins démocratiques. La responsabilité des politiques tout d'abord. De tous bords, et avec une certaine raison, ils ont été satisfaits du déroulement de leur campagne. Il est vrai que tous n'ont pas ménagé leur peine pour élaborer un projet et le présenter aux électeurs. Il y a incontestablement eu de la réflexion et du travail pour sortir des programmes dont un examen très attentif révèle d'ailleurs que les propositions ne sont souvent pas si éloignées les unes des autres. Mais alors si la campagne s'est bien déroulée, pourquoi le public a-t-il snobé les urnes ? Et bien sans doute parceque les politiques sont malheureusement souvent bien meilleurs en campagne que durant leur mandat. Pendant la campagne, ils vont à la rencontre des gens, et même si la bise ou la poignée de main font partie des figures imposées de la séduction électorale, ils nouent un dialogue toujours positif. En dehors de la campagne en revanche, les élus sont au travail -paraît-il- et les voilà du coup nettement moins proches de leurs électeurs. Alors comme personne ne se rase, ou ne se maquille, le matin en se demandant ce que fait la région pour lui, imaginez au final la distance qui sépare l'élu, particulièrement l'élu régional, de l'électeur. Combien de fois a-t-on entendu ces questions : c'est qui (!) nos conseillers régionaux ? Ca sert à quoi la Région ? Une interrogation écrite générale sur l'identité des élus régionaux et sur les compétences des régions se solderait à coup sûr par un désastre absolu, même si les nombreux enseignants zélés de Lutte Ouvrière se mobilisent pour faire un peu d'éducation civique. Bien entendu, il y a toujours les initiés qui ont bien repéré que la région est une collectivité qui peut opportunément abonder leur trésorerie mais avouons qu'il est quand même dommage de réduire la région à un guichet supplémentaire ! Tout est affaire de travail et de communication. Personne ne va réclamer le remboursement des 6 millions d'€ de frais de communication annuels de la Région Centre pour déficit chronique de notoriété et insuffisance de résultat (même si avec cette somme, je vous assure que François Bonneau aurait pu rapidement devenir aussi célèbre que Greg Basso ou David Vendetta, les héros débiles de la ferme -même pas bio- célébrités). Mais constatons que durant cette campagne, les candidats n'ont pas pu rivaliser un seul instant avec Georges Frêche, Ali Soumaré ou Ilham Moussaid (vous savez la candidate voilée "laïque et féministe" du NPA). La Presse nationale avait choisi ses héros de campagne et comme Paris n'a absolument rien à faire, par exemple des circuits-courts en Agriculture, elle a complétement court-circuité cette campagne. Observons par ailleurs que lorsque des médias locaux s'imaginent que l'Europe ou la Région ne concernent pas leurs lecteurs, ou que le service public de l'audiovisuel relègue les débats régionaux à 23H30 le dimanche soir, la bataille de la participation a toutes les chances d'être perdue. Tout cela ne doit pas pour autant pretexter l'absolution immédiate de tous les abstentionnistes qui, avec un peu de curiosité et d'efforts, auraient pu apprendre que la région s'occupe de développement économique, des transports, de formation, des lycées, d'agriculture, de tourisme, de sport, de culture... Ils auraient pu aussi se rendre compte qu'ils paient quelques impôts à la région et que leurs suffrages auraient pu -même un tout petit peu- influencer la destination de leur argent. Ils auraient pu enfin dire "stop" ou "encore" à Nicolas Sarkozy, même si le terme du bail -renouvelable- de l'hôte de l'Elysée n'interviendra qu'au printemps 2012. Une voisine pleine de bon sens me répétait, les dimanche 14 et 21 mars, à la sortie du bureau de vote N°3 de Saint-Gervais-la-Forêt, là où j'aimerais bien me présenter un jour (mais non je plaisante) que "si on ne vote pas, ensuite on la ferme" ! La formule est lapidaire mais elle signifie bien que, même si les élus ne sont guère enthousiasmants, même si la Presse n'a pas toujours une tête très cathodique, la démocratie est précieuse et mérite plus d'attention. |
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COMMENTAIRES |
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J’ai envie de dire que je me fiche à la limite que le Conseil Régional soit de gauche, de droite, du Centre ou je ne sais pas quoi encore, à partir du moment qu’il collabore efficacement avec l’Etat pour le bien des personnes de la Région Centre. Car le rôle d’un Conseil Régional ou d’un Conseil Général, c’est quand même bien, dans la chaîne de l’organisation et des responsabilités, un échelon de l’Etat. Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes en démocratie et quand j’entends une Martine AUBRY (qui au passage ne porte pas son « vrai nom » étant marié à l’avocat Jean-Louis BROCHEN) déclarer qu’elle va organiser « un contre pouvoir » à l’aide des Conseils Régionaux, j’hallucine… ! Après l’on s’étonne que plus personne ne respecte personne, que les gens se fichent de la politique. Cela n’est pas étonnant. Bel exemple !
Et puis c’est tellement facile de rejeter sur l’Autre la responsabilité de ce que l’on n’est pas capable de faire, ou pire, que l’on ne veut pas faire, parce que cela arrange que cela n’aille pas bien, et qu’ainsi les gens mécontents vont forcément hurler au Loup, le Loup étant bien évidemment le pouvoir en place et que cela fera des voix pour les prochaines élections. Exit la crise mondiale, exit la concurrence déloyale des pays qui emploient des enfants de huit ans et des femmes payées une misère, pour fabriquer des produits qui vont venir concurrencer les nôtres, et faire fermer nos usines, parce que le « Pékin moyen », lui ne regarde pas l’étiquette (quand il y en a une !) pour voir d’où vient le produit, car ce qu’il voit lui, c’est qu’il est moins cher que « l’autre » et il ne réalise pas les conséquences de sa démarche (démarche d’ailleurs que l’on peut comprendre par les temps qui court avec les fins de mois sont difficiles). Je n’ai aucune intention d’envoyer « la pierre » a ce consommateur d’autant que pour certains produits nous n’avons « même plus le choix ! ».
Vous dites également, et à juste titre « Combien de fois a-t-on entendu ces questions : c'est qui (!) nos conseillers régionaux ? Ca sert à quoi la Région ? Mais il n’a jamais été si facile qu’à notre époque, avec tous les moyens que l’on a à notre disposition (internet avec les blogs, les sites, et tout le reste…) d’aller voir avec ou grâce à ces moyens d’informations, le rôle du Conseil Régional et qui est le Président du Conseil Régional et qui sont les Conseillers. Et vous faites allusion à l’éducation civique. Avant, et même à l’école primaire, il y avait des cours d’éducation civique et de morale. S’ils existaient toujours l’on n’en serait peut-être pas là ! Mais non ! C’est bien plus facile de râler et l’on sait que le Français est un râleur né et ce n’est pas d’aujourd’hui, car il râlait déjà au temps des Gaulois !
C’est fou par ailleurs, et je l’ai remarqué à maintes reprises, ce que les « Hommes politiques » ont comme idées lorsqu’ils sont dans l’opposition, mais dès qu’ils sont au pouvoir, les neurones se bloquent. Où peut-être qu’alors, confronté aux problèmes, qui n’en n’étaient pas avant (quand ils étaient dans l’opposition), deviennent de vrais problèmes, c'est-à-dire de que l’on appelle la réalité.
J’ai été étonné l’autre jour en regardant sur la chaîne parlementaire, un face à face entre une député de gauche (dont j’ai oublié le nom, vous voudrez bien m’en excuser) et Maurice LEROY (Député de Loir et Cher, Président du Conseil Général, et faisant partie de la majorité actuelle). Cette députée était contre tout ce que proposait ou avançait Maurice LEROY. Au bout d’un moment Maurice LEROY (en raccourci) lui a dit : « O.K., vous avez raison tout ce que je dis, ce sont des bêtises. Mais que vous le vouliez ou non la crise est là et il va bien falloir faire des réformes. Alors dites moi ce que vous proposez ». Cela a duré quinze bonnes minutes, et jamais Maurice LEROY n’a pu obtenir une proposition concrète. C’était la dérobade complète….. Critiquer pour critiquer c’est facile, mais proposer et faire des choses concrètes c’est une autre paire de manches ! Honnêtement je me demande où en serait la France avec Ségolène comme Présidente. Je n’ose même pas y penser !
Vous dites également, Cher Pascal, qu’au sortir d’un bureau de vote, qu’une voisine pleine de bon sens vous a dit : "si on ne vote pas, ensuite on la ferme". C’est sûrement une charmante voisine, mais un peu naïve (même si normalement elle a raison !). Mais elle est malheureusement dans l’erreur, car c’est justement ceux qui ne votent pas qui l’ouvrent le plus après. Pas vu, pas pris ! Essayez de demander à quelqu’un qui râle, si il a voté ? Vous n’en trouverez pas beaucoup !
Quand à moi, je suis comme Saint-Thomas, je demande à voir. Notre Président est élu jusqu’en 2012 et je ne le jugerai qu’en 2012, en fonction de ce qu’il aura fait (et je pense qu’en 2012) la crise ne sera pas finie et j’attends de voir le programme de la « gauche unie », avec des Socialistes qui sont pour le T.G.V. ouest-est et les Verts qui sont contre, les Socialistes qui sont pour la nouvelle centrale nucléaire et les Verts qui sont contre, et…….
En plus j’attends avec impatience, la bataille des « Longs couteaux » qui, remisaient dans leurs fourreaux, ne vont pas tarder à ressortir. Je pense que Martine a du souci à se faire. Pour le moment elle se délecte avec sa tartine de maroilles trempée dans son bol de café à la chicorée, mais attention à la prochaine boisson, elle pourrait rimer avec poison !
Je suis d’accord avec « La Friture Cagoulée » (j’espère qu’il n’est pas de l’ETA) pour qu’un jour en France on puisse voter « Blanc » et que cela soit pris en compte, afin de pouvoir exprimer un vote sanction sans rester chez soi, allez à la pêche au « Silure » ou voter aux extrêmes et à chaque fois remettre en selle des partis qui ne devraient plus avoir de mise dans un pays comme la France.
Quand, en France, arrêterons nous de critiquer systématiquement une bonne idée, quand on est de « droite » et que l’idée vient de « gauche » ou de critiquer la même bonne idée, quand on est de « gauche » et que cette idée vient de « droite » ? Quand nous ne serons plus « Gaulois » ou alors quand le ciel nous tombera sur la tête !
François CELERIN