Erreur javascript
Aucun plugin flash n'est activé sur votre navigateur. 
 Pour une navigation optimale, merci de l'installer en cliquant  ici.
Podcast Blog de Pascal Gaultier C'est à vous direct
+
Loading
LE FILM DE LA SEMAINE : HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MÊLÉ
David Yates fait mieux que pour le cinquième film : des images spectaculaires, très esthetiques... mais il ne faut pas avoir lu le livre, sinon on est déçu.

Sortie très attendue par les fans de la saga, le 6e volet d’Harry Potter a rempli les salles pour le premier jour d’exploitation. Petits et grands, lecteur avisé ou simple curieux, le public a répondu présent pour ce nouveau blockbuster.

L’histoire débute peu après les événements d’Harry Potter et l’ordre du Phoenix : la découverte de la prophétie, la mort de Sirius... Le livre devient plus sombre, le mage noir Voldemort terrorise l’Angleterre, et pas uniquement le milieu magique. Le film repart sur cette même base et le spectateur a l’agréable surprise de découvrir de nombreuses séquences en extérieur. Des plans qui redonnent de la fraicheur à une saga qui bien souvent se contente d’exploiter ce qui a été conçu dans les « épisodes » précédents. D’autres décors sont aussi créés pour ce film, comme la boutique des frères Weasley. L’inconvénient c’est que très vite le spectateur est un peu perdu, on retrouve des lieux censés être connus, mais qui ont été totalement revisités pour ce volet. Même le train, l’entrée du parc de Poudlard ont changé. Si cela surprend, c’est malgré tout plutôt réussi. Le film est très esthétique, l’atmosphère est plus proche de ce que l’on pouvait imaginer avant la réalisation des premiers films.

Autres bizarreries, les raccourcis pris par le réalisateur. Si l’on comprend aisément qu’il faut faire des choix, que tous les éléments du livre ne peuvent être repris en deux heures, il est plus difficile d’admettre certaines situations qui ne reflètent pas les personnages.
Harry semble presque heureux dans le film, loin du Harry du livre, déprimé par la mort de son parrain, furieux après Rogue. De même il semble très perspicace, devinant où Dumbledore veut en venir… alors que là encore ce n’est pas vraiment le cas dans le livre. Des changements qui semblent injustifiés. Parfois cela accelère le déroulement de l’histoire, ainsi dans le film Harry sait dès le départ ce que Malefoy (et sa mère !) cherche dans la boutique de magie noire.

Un film esthétique mais maladroit

Une simplification un peu grossière qui joue sur l’atmosphère globale du film. Le réalisateur s’intéresse peu à Draco Malefoy, à Rogue… même le personnage de Ginny est amené sans subtilité au milieu du trio Harry-Hermione-Ron. Certains éléments du livre ne sont par repris, d’autres sont à peine évoqués… bref le spectateur ne retrouve pas les mêmes ingrédients dans sa potion. Ainsi la main de Dumbledore est à peine montrée alors que les fans du livre savent bien ce que cela cache… Dans le film, silence. Le réalisateur se débarrasse d’un « détail » qui pourrait ralentir une histoire qui est plus tournée vers les relations entre les adolescents que sur la découverte du secret de Voldemort.

Ca manque de détails, de profondeur ; beaucoup d'aspects sont superflus. Il y a certes les grandes lignes du livre, mais pas la magie de la lente découverte de la vérité. Malgré ces changements un peu agaçants, on trouve des passages assez drôles, d’autres plus spectaculaires. En revanche le côté sombre du livre peine à se retranscrire dans le film si ce n’est à la toute fin, mais pour les fans de la saga Harry Potter, celle-ci semblera décevante.

Le film pourrait être très réussi s’il n’appartenait pas à une saga avec des codes établis et s’il ne changeait pas certains aspects du livre d’origine. En faisant abstraction de cela, ou en n’ayant pas lu les livres, on passe un bon moment. Il s’agit d’un vrai divertissement, et pour cela le retour des scènes de quidditch est appréciable. Bref un film de détente, qui n’entre pas encore totalement dans le côté sombre des derniers tomes de la saga.

Audrey Hudebine

Sortie le 15 juillet. Durée : 2h32

Article précédent : "Very Bad Trip" de Todd Philipps
 

 Thème
 Mots clés
-
img img img img img img img img img img img img